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Série d'explosions de bombes en Thaïlande: quatre morts, des touristes blessés 

La police scientifique sur les lieux de la première explosion, à Hua Hin, le 12 août.

La police scientifique sur les lieux de la première explosion, à Hua Hin, le 12 août. - Munir Uz Zaman - AFP

Plusieurs bombes ont explosé jeudi soir et vendredi matin en Thaïlande, notamment dans la station balnéaire touristique de Hua Hin. Au moins quatre personnes ont été tuées. Une vingtaine de blessés, dont des touristes, sont à déplorer. La police thaïlandaise estime qu'il s'agit de "sabotage local" et non de terrorisme international.

Au moins quatre personnes ont été tuées dans l'explosion de plusieurs bombes jeudi soir et vendredi matin en Thaïlande, notamment dans la station balnéaire touristique de Hua Hin, où deux explosion ont retenti.

Double attentat à Hua Hin jeudi soir

"La première bombe a explosé en face d'un pub" situé dans une zone touristique de Hua Hin, à deux heures au sud de Bangkok, a déclaré un responsable de la police locale, sous couvert de l'anonymat.

La deuxième bombe a explosé trente minutes après la première, à une cinquantaine de mètres de là, dans cette zone proche de la plage où se situent de nombreux bars et restaurants fréquentés par les touristes. 

Ce double attentat à Hua Hin a fait un mort et 21 blessés, dont des touristes étrangers. "Les deux bombes, cachées dans des pots de plantes sur le trottoir, ont été activées par téléphone" et étaient "faites pour tuer", a expliqué Sutthipong Klai-udom, chef de l'administration locale. "Une vendeuse ambulante thaïlandaise a été tuée et 21 personnes blessées, dont neuf étrangers", a-t-il ajouté.

Neuf touristes étrangers blessés

Parmi les neuf étrangers blessés, deux Néerlandaises l'ont été légèrement. Deux Allemands et un Italien, plus sérieusement atteints, ont dû être opérés: les deux Allemands pour des blessures aux jambes, l'Italien au dos. Les blessés ont été hospitalisés à Hua Hin. Les médias locaux ont diffusé des images de touristes étrangers dans des fauteuils roulants à l'hôpital, recevant les premiers soins.

Par ailleurs un Thaïlandais avait été tué dans l'explosion d'une bombe sur un marché de Trang, ville du sud du pays.

Même scénario vendredi matin

Vendredi matin, un nouveau double attentat dans la même station balnéaire de Hua Hin a causé la mort d'une personne, tandis qu'une employée municipale a été tuée dans la ville de Surat Thani, à 400 kilomètres plus au sud.

Une double explosion s'est également produite dans la matinée à Phuket, station balnéaire du sud de la Thaïlande, faisant un blessé léger.

Située à 200 kilomètres au sud de Bangkok, Hua Hin est une station balnéaire prisée des touristes étrangers, mais aussi des Thaïlandais. Ils étaient nombreux à être partis jeudi soir vers les stations balnéaires, en ce début de long week-end férié, avec l'anniversaire, ce vendredi, de la reine de Thaïlande. Hua Hin, avec son front de mer envahi par les grands hôtels internationaux et les bars de nuit, est aussi la résidence d'été de la famille royale.

Aucune revendication 

Pour l'heure, la première double explosion n'a pas été revendiquée, comme c'est souvent le cas en Thaïlande. Les conflits commerciaux et politiques s'y règlent souvent par des jets de grenades et autres engins explosifs, mais la police n'exclut aucune piste. Toutefois, selon la police thaïlandaise, les différentes explosions de ces dernières heures ne seraient pas liées au terrorisme international, mais plutôt à du "sabotage local".

Le dernier attentat d'ampleur en Thaïlande remonte à août 2015, quand 20 personnes, dont de nombreux touristes chinois, avaient été tués dans l'explosion d'une bombe en plein Bangkok. Aucune revendication n'a été faite. La piste d'un attentat par un groupe lié à la minorité musulmane ouïghoure de Chine est privilégiée, sans lien avec le terrorisme international islamiste.

Par ailleurs, en avril 2015, une voiture piégée avait explosé dans le parking d'un centre commercial sur une grosse île touristique de Thaïlande, Koh Samui, blessant légèrement sept personnes, dont une jeune Italienne.

V.R. et A.S. avec AFP