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Japon : Shinzo Abe élu Premier ministre du Japon par les députés

Shinzo Abe

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Le chef des conservateurs, qui va remplacer Yoshihiko Noda, a comme première priorité de relancer la croissance de la troisième puissance économique mondiale, actuellement en récession.

Shinzo Abe a été élu mercredi Premier ministre du Japon par la majorité des députés, dix jours après l'écrasante victoire du Parti Libéral-Démocrate (PLD, droite) à un scrutin législatif anticipé.

L'ex-Premier ministre Aso a été nommé ministre des Finances. Il sera également chargé de la lutte contre la déflation et la cherté du yen, considérés par le nouveau pouvoir comme les deux plus gros handicaps auxquels est confrontée l'économie nippone.

Yoshihiko Noda, 55 ans, occupait jusque là les fonctions de chef du gouvernement depuis 16 mois, mais a dû démissionner après la lourde défaite subie par son Parti Démocrate du Japon (PDJ) lors des élections législatives du 16 décembre.

Après un peu plus de trois ans de pouvoir, le PDJ a subi les foudres des électeurs déçus par son incapacité à tenir la plupart de ses promesses économiques et sociales.

Plan de relance de 100 milliards d'euros

Shinzo Abe, du Parti Libéral-Démocrate (PLD, droite), le principal mouvement conservateur du Japon qui avait régné sur le pays quasiment sans interruption depuis la fin des années 1950 jusqu'en 2009, a obtenu 328 voix sur un total de 478 votants.

À 58 ans, il accède à ce rang pour la seconde fois après un premier court et difficile passage (2006-2007).

Le chef des conservateurs a comme première priorité de relancer la croissance de la troisième puissance économique mondiale actuellement en récession.

Il entend pour cela faire voter rapidement un plan de relance équivalent à quelque 100 milliards d'euros et engager de grands travaux d'amélioration des infrastructures vieillissantes du pays, malgré une dette publique colossale.

Le "faucon"

Réputé comme un "faucon" en politique internationale, Shinzo Abe pourrait désigner un proche, Fumio Kishida, aux Affaires étrangères. Le nouveau chef de la diplomatie devrait notamment travailler au renforcement voulu de l'alliance avec les Etats-Unis, que la droite accuse le PDJ d'avoir fragilisé.

Il aura aussi pour tâche de gérer la délicate relation avec la Chine, en plein conflit territorial sino-nippon autour des îles Senkaku de mer de Chine orientale, administrées par Tokyo mais revendiquées avec force par Pékin sous le nom de Diaoyu.