BFMTV

L'historien et académicien Max Gallo est mort

Max Gallo (à gauche) avec l'historien Alain Decaux.

Max Gallo (à gauche) avec l'historien Alain Decaux. - Stéphane de Sakutin - AFP

L'historien et romancier français, Max Gallo, est décédé ce mercredi à l'âge de 85 ans. Il souffrait depuis plusieurs années de la maladie de Parkinson.

Il avait vulgarisé l'histoire pour la rendre accessible au plus grand nombre. L'historien et romancier français Max Gallo est décédé ce mercredi à l'âge de 85 ans, a annoncé son éditeur. Elu membre à l'Académie française en 2007, il souffrait depuis plusieurs années de la maladie de Parkinson. "On se croit immortel, confiait-il à RTL en 2015. En fait, on ne l'est pas. La découverte de cette non-immortalité est difficile." Il parlait alors de son désir de poursuivre à écrire des livres.

L'historien est à la tête d'une bibliographie de plus de cent ouvrages. Il se spécialise dans un style littéraire appelé "roman-Histoire". Un style qui fera son succès. Il s'appuyait sur des données et faits historiques tout en romançant à partir de ses expériences personnelles et ses sentiments. Max Gallo s'est fait un nom avec des ouvrages sur Robespierre, Garibaldi, Jaurès, Victor Hugo, Napoléon Bonaparte et le Général de Gaulle, son héros. Ancré dans son temps, avec La Machinerie humaine, dans onze livres parus entre 1992 et 2002, il donne une représentation de la société française de la fin du XXe siècle.

Niçois et homme politique

Né en 1932, Max Gallo, fils d'immigrés italiens, a grandi à Nice. Après son service militaire, il obtient son agrégation d'histoire et devient professeur des lycées en 1960. Docteur en histoire, Max Gallo va également enseigner à l'institut d'études politiques de Paris. Sa ville de Nice, à laquelle il a consacré un ouvrage La Baie des Anges, a été l'une des premières à lui rendre hommage par la voix de son maire Christian Estrosi. Les drapeaux seront mis en berne et son nom sera donné à une avenue.

Max Gallo est aussi une figure de la vie politique française. Membre du Parti communiste dans les années 1950, il adhère au Parti socialiste en 1981. Elu député la même année, il devient porte-parole du troisième gouvernement de Pierre Mauroy entre 1983 et 1984. A cette époque, son directeur de cabinet n'est autre que François Hollande. Il va également fonder le Mouvement des citoyens avec Jean-Pierre Chevènement. En 2007, il annonce son soutien à Nicolas Sarkozy alors candidat à l'élection présidentielle.

Une classe politique qui a largement saluée la mémoire de Max Gallo.

J.C.