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Haute-Savoie : 20 bisons échappés de leur élevage près de Megève vont être abattus

Un bébé bison dans un zoo de Berlin, en 2012 (image d'illustration). - John MacDougall - AFP

Un bébé bison dans un zoo de Berlin, en 2012 (image d'illustration). - John MacDougall - AFP - -

Ces animaux se sont échappés de leur enclos mercredi dans des conditions non élucidées. Les tentatives de la préfecture de Haute-Savoie pour tenter de les y ramener ayant été infructueuses, celle-ci a dû se résoudre à prévoir leur abattage à l'aube vendredi.

Vingt bisons vont devoir être abattus à l'aube vendredi près de Megève, après s'être échappés mercredi de leur domaine d'élevage, et n'avoir pu être ramenés, a-t-on appris auprès de la préfecture de Haute-Savoie.

Les vingt animaux, pesant généralement entre 300 et 600 kgs, dont deux bisonneaux, se sont échappés mercredi matin du domaine de la Sasse, où ils sont élevés, dans des conditions non élucidées.

La circulation restreinte

Les mairies de Megève et Saint Gervais ont pris jeudi des arrêtés pour restreindre la circulation. La préfecture a tenté de les rabattre vers leur enclos, avec l'aide des agents de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) mais l'encerclement n'a pas fonctionné.

"Des bisons ne se manoeuvrent pas comme un troupeau de vaches", a fait remarquer Aurélie Lebourgeois, directrice de cabinet du préfet de Haute-Savoie.

Les bisons sont restés "relativement éloignés des zones habitées, mais il y a des sentiers de randonnée, et donc le risque de mauvaises rencontres", a-t-elle ajouté. La préfecture a donc dû se résoudre jeudi soir à prévoir leur abattage à l'aube vendredi, car "personne ne peut garantir une autre technique qui fonctionne", selon Aurélie Lebourgeois.

"Nous ne faisons pas cela de gaieté de coeur"

L'option d'un endormissement a été étudiée, mais cela a été abandonné. Il fallait en effet prévoir de très fortes quantités de produit anesthésique, avec le risque de ne pas toucher une zone du corps où il se serait diffusé rapidement, a-t-elle ajouté : "On ne pouvait les faire courir et se disperser".

"Nous ne faisons pas cela de gaieté de coeur mais on ne pouvait prendre le risque d'avoir une charge ou un bison qui arrive en ville", a-t-elle conclu.

Le troupeau évadé représente la majorité des bêtes de l'éleveur Dominique Méridol sur le domaine de la Sasse, près du mont d'Arbois. Il abat lui-même ses bêtes et la viande est servie au restaurant du domaine.

Jeanne Bulant avec AFP