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Présidence d'Interpol: Wauquiez et Bernard demandent à Darmanin d'être "vigilant"

Le logo d'Interpol - Image d'illustration

Le logo d'Interpol - Image d'illustration - ROSLAN RAHMAN / AFP

Dans leur courrier, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes et de la métropole de Lyon visent la candidature d'un haut responsable policier des Émirats arabes unis, le général Nasser Ahmed Nasser Al-Raisi, accusé de tortures par des plaignants britanniques et une ONG représentant un opposant politique actuellement détenu.

Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, et le président de la Métropole de Lyon, Bruno Bernard, ont appelé le ministre de l'Intérieur à la "vigilance" sur la future présidence d'Interpol, à deux jours de sa désignation en Turquie.

"Une candidature entachée de plaintes poserait un vrai risque au fond et pourrait délégitimer l'institution et son accueil dans notre démocratie", écrivent les deux élus LR et EELV dans un courrier commun adressé mardi à Gérald Darmanin, que l'Agence France-Presse (AFP) et BFM Lyon ont pu consulter.

L'élection à la présidence d'Interpol a lieu jeudi à Istanbul où l'organisation internationale de coopération policière, dont le siège mondial est à Lyon, tient sa 89e assemblée générale.

Qui pour financer l'extension du siège d'Interpol?

Le courrier de MM. Wauquiez et Bernard vise la candidature d'un haut responsable policier des Émirats arabes unis, le général Nasser Ahmed Nasser Al-Raisi, accusé de tortures par des plaignants britanniques et une ONG représentant un opposant politique actuellement détenu.

La Tchèque Sarka Havrankova est également candidate à la présidence d'Interpol, qui compte 194 pays membres.

Dans leur courrier, MM. Wauquiez et Bernard réclament aussi au ministre des "éclaircissements" sur le financement de l'État pour l'extension du siège d'Interpol à Lyon.

"Besoin que votre ministère et le gouvernement s'engagent"

"Nous avons besoin que votre ministère et le gouvernement s'engagent clairement, au-delà d'un effet d'annonce recherché" lors de l'Assemblée générale d'Interpol à Istanbul.

"La réunion convoquée en urgence par le préfet de région le 11 novembre dernier n'a pas permis d'apporter les éclairages pourtant légitimes et demandés depuis de nombreuses années par les collectivités territoriales sollicitées" pour cofinancer le projet, ajoutent les deux élus.

Ces demandes concernent, selon eux, "la clarification des détails du projet d'extension", la confirmation d'une participation de l'État "au moins équivalente à celle affichée en 2018 à hauteur de 32,5 millions d'euros" - sur un total estimé à 40 millions - et le pilotage "assumé" du dossier au niveau des services régionaux de l'État.

F.B. avec AFP