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Élections régionales: Bertrand affirme que s'il perd, "c'en sera terminé de sa vie politique"

Le président (ex-LR) des Hauts-de-France Xavier Bertrand à l'Hôtel Matignon, à Paris, en septembre 2020

Le président (ex-LR) des Hauts-de-France Xavier Bertrand à l'Hôtel Matignon, à Paris, en septembre 2020 - Alain JOCARD © 2019 AFP

Le président de la région des Hauts-de-France et candidat à l'élection présidentielle de 2022 a affirmé vendredi qu'il se retirerait de la vie politique s'il perdait les prochaines élections régionales.

Ce vendredi, sur Franceinfo, le président (ex-LR) des Hauts-de-France, candidat déclaré à la présidentielle, a été clair. Si il perd, aux élections régionales de juin, "c'en sera terminé de (sa) vie politique".

"C'est une question de légitimité" car "si six ans après (l'élection à la tête de la région, NDLR) je n'ai pas la confiance" des électeurs des Hauts-de-France, "je ne peux pas aller solliciter la confiance de 67 millions de Français", a-t-il expliqué sur Franceinfo.

"Les choses sont très claires: si je perds, c'en sera terminé de ma vie politique", a ajouté celui qui se présente comme un candidat "libre, indépendant" des partis, même s'il garde de "bons rapports" avec son ancien parti Les Républicains.

"Une autre voie"

Xavier Bertrand avait pris de court ses potentiels rivaux à droite le 25 mars. Il avait officialisé sa candidature à la présidentielle, tout en réitérant son refus de passer par une primaire. "Ma primaire, ça sera le scrutin régional des Hauts-de-France", affirmait-il, en août dernier à Corse-Matin, dans l'interview où il engageait son premier pas vers une candidature.

Déroulant les grands axes du programme exposé dans une interview au Point la semaine dernière, Xavier Bertrand a dit vouloir proposer aux Français "un vrai rassemblement" et "une autre voie", autour du "rétablissement de l'autorité, de la valeur travail et d'un changement de société" à travers les "territoires".

Un référendum en 2022

S'il est élu, il soumettra aux Français par référendum "à l'automne" 2022 une modification de la Constitution permettant de créer une peine de sûreté de 50 ans pour les auteurs d'actes terroristes.

Sur la question migratoire, il a plaidé pour une politique de "quotas en fonction des métiers dont on a besoin" et la "fin du laxisme". Il a aussi prôné de "mobiliser les entreprises" sur la question du temps de travail, avec l'idée que "si on travaille plus il faut forcément gagner plus".

S.B. avec AFP