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Retraites: Laurent Berger demande au gouvernement d'"enlever l'âge pivot du projet de loi"

Laurent Berger

Laurent Berger - RMC

Le leader de la CFDT exige du gouvernement la suppression de toute référence à l'âge pivot dans la réforme des retraites pour sortir du conflit social.

Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a affirmé ce mardi qu'"il faut d'abord que l'âge pivot soit enlevé du projet de loi" sur les retraites pour espérer une sortie du conflit social, à son arrivée à la réunion multilatérale au ministère du Travail.

"On a vu que l'âge pivot ne semblait plus être un totem, maintenant (...) ce qu'on veut, c'est qu'il ne soit plus dans le projet de loi", a déclaré le dirigeant du premier syndicat français, réagissant aux déclarations d'Edouard Philippe sur RTL. Le chef du gouvernement semble "ouvert à la discussion, au dialogue", a noté Laurent Berger, dont la proposition de "conférence de financement" pour veiller à l'équilibre du système a été qualifiée de "bonne idée" par le Premier ministre.

"La ficelle est très, très grosse"

Pour le leader de la CFDT, cette conférence devrait porter sur "l'ensemble du financement du système (des retraites) et notamment des futurs systèmes". "Il n'est pas question de se laisser enfermer dans un processus qui serait, en fait, une alternative à ce qu'est aujourd'hui l'âge pivot", a-t-il ajouté, estimant qu'il ne faut pas rester dans une vision "de court terme". Mais pour qu'un tel rendez-vous soit organisé, "il faut d'abord que l'âge pivot soit enlevé du projet de loi", a-t-il martelé.

"La ficelle est très, très grosse ce matin", a jugé pour sa part Catherine Perret (CGT), qui ne voit pas dans ce projet de conférence de financement matière à "désamorcer la mobilisation massive de jeudi et samedi". Pour elle, "c'est comme s'il n'y avait que la CFDT qui était contre l'âge pivot" alors que "depuis le départ l'ensemble des organisations syndicales sont mobilisées". Une nouvelle rencontre multilatérale entre plusieurs membres du gouvernement et les organisations syndicales et patronales a débuté peu après 9h30 au ministère du Travail.

P.L avec AFP