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Macron à propos de la réforme des retraites: "on fera ça quand on tombera les masques"

Emmanuel Macron, le 2 septembre 2021 à Marseille

Emmanuel Macron, le 2 septembre 2021 à Marseille - Guillaume HORCAJUELO © 2019 AFP

La réforme des retraites "on fera ça quand on tombera les masques" car "là on a d'autres priorités", a lancé Emmanuel Macron à une agricultrice lors d'une visite d'une foire agricole en Provence.

Très attendu sur le sujet, Emmanuel Macron s'est enfin exprimé sur la réforme des retraites. Lors de la visite d'une foire agricole en Provence vendredi, il a confirmé le choix de l'exécutif de la reporter.

"Il faudra de toute façon qu'on bouge. Après, il ne faut pas le faire tout de suite", a-t-il répondu à une agricultrice qui l'interrogeait sur le sujet, lors d'un bain de foule à la foire "Terres de Jim" à Corbières-en-Provence.

"Il faudra le faire en écoutant tout le monde. Et puis là, on a d'autres priorités, quand même", avec l'épidémie du Covid et la relance économique à mener, a estimé le chef de l'Etat, ajoutant: "on va faire ça quand on tombera les masques, si je puis dire".

"Il faut trouver le bon système"

"Ne vous faites pas de la bile avec tout ça", a-t-il insisté, "il faut qu'on soit intelligent collectivement" pour "trouver le bon système pour sauver nos retraites."

"Si on se dit les choses en vérité, on vit de plus en plus longtemps, on étudie de plus en plus longtemps. Et qui est-ce qui finance les retraites? C'est les gens qui travaillent. Comment on va faire pour avoir les même retraites?", a-t-il insisté.

"Il faut trouver le bon système pour garder les retraites" mais "pas demander des choses impossibles aux gens qui travaillent", a-t-il conclu.

Le Premier ministre Jean Castex avait déclaré dès mercredi, à l'issue d'un séminaire gouvernemental présidé par Emmanuel Macron, que les conditions pour relancer la réforme des retraites, pandémie sous contrôle et reprise économique solide, n'étaient "à ce jour toujours pas réunies".

Même si cette réforme "est une nécessité absolue" pour rétablir l'équilibre du système, "nous avons l'impérieux devoir de favoriser au maximum l'unité du pays", avait-il ajouté, en allusion à l'opposition des syndicats et aux réticences sur cette réforme jusque dans les rangs de la majorité, à quelques mois de la présidentielle 2022.

L'hypothèse d'une relance de la réforme des retraites avait resurgi en début de semaine. Plusieurs sources affirmaient qu'Emmanuel Macron aurait l'intention de supprimer les régimes spéciaux de retraite et instaurer le minimum de pension à 1000 euros avant la fin de son mandat. Le débat est désormais clos.

P.D. avec AFP