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Transports

Les prix des billets d'avion poursuivent leur envolée en France

Les compagnies sont prises en étau entre la flambée des coûts de kérosène et la hausse des taxes.

Déjà freinée par la guerre en Ukraine, la reprise du trafic aérien mondial subit également la hausse progressive mais régulière des prix des billets.

Les compagnies sont en effet prises en étau entre la flambée de 30% sur un mois des coûts de kérosène (notamment pour celles qui ne se sont pas assez couvertes en anticipant leurs achats) et la hausse des taxes.

En France, les progressions annuelles sont record. Selon la direction de l'aviation civile (Dgac) qui observe les prix de mois en mois, les tarifs en février dernier ont progressé en moyenne de 3,1% sur le réseau intérieur et de +6,9% sur le réseau international, du jamais vu depuis la création de cet observatoire en 2017.

+6,3% depuis le début de l'année

"Au cumul depuis le début de l’année, la hausse est de 6,3%. Comme en janvier 2022, cette hausse concerne la quasi-totalité du réseau" constate l'organisme officiel.

La hausse est évidemment la plus forte pour les vols les plus longs, notamment à destination des départements d'outre-mer avec +8,2%. Dans le même temps, les prix des billets d’avion au départ des départements d’outre-mer augmentent de 8,8% entre février 2022 et février 2021.

Elle atteint +5,3% pour les moyens-courriers, "après une baisse de neuf mois, cette inversion de la tendance s’explique par la remontée des prix pratiqués par les compagnies à bas-coûts", explique la Dgac.

Suppléments et taxes

Chaque compagnie fait ses comptes. Chez Air Caraïbes, on estime que le prix moyen du billet va augmenter de 15 à 20%. Chez Air France, une augmentation de 40 à 100 euros sur les billets longs-courriers est déjà effective.

La note devrait être encore un peu plus salée avec l'ajout de suppléments comme celui d'Air France pour compenser le surcoût généré par l'usage de carburants durables (de 1 à 12 euros en plus selon la classe).

Sans oublier la future taxe carbone européenne qui serait de 0,17 à 0,50 euro par litre de kérosène/passager. Sa mise en oeuvre n'est néanmoins pas prévue avant 2023.

Olivier Chicheportiche Journaliste BFM Business