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Nissan ne trouve toujours pas de successeur à Carlos Ghosn

Nissan n'a toujours pas nommé de nouveau président, à la place de Carlos Ghosn.

Nissan n'a toujours pas nommé de nouveau président, à la place de Carlos Ghosn. - Toshifumi KITAMURA / AFP

A l’issue du conseil d’administration qui se tenait ce lundi, le constructeur japonais n’est pas parvenu à nommer un nouveau président pour succéder à Carlos Ghosn.

Succéder à Carlos Ghosn ne sera pas chose aisée. Encore faut-il lui trouver un successeur. Ce lundi, le conseil d’administration de Nissan a en effet échoué à nommer un nouveau président, en lieu et place de Carlos Ghosn. Le comité de trois administrateurs désigné le 22 novembre pour proposer des noms va donc poursuivre ses efforts pour se mettre d’accord sur d’éventuels candidats, explique Nissan dans un communiqué.

"Pas d'échéance précise en tête"

Ce comité de trois administrateurs indépendants regroupe Masakazu Toyoda, ancien haut fonctionnaire, Jean-Baptiste Duzan, ancien dirigeant de Renault, et le coureur automobile Keiko Ihara. Si dans un premier temps, la presse japonaise avait évoqué la possible candidature d’Hiroto Saikawa, le directeur général de Nissan, cette option ne semble plus être de mise.

Début décembre, les trois administrateurs avaient déjà échoué à présenter un nom au conseil d’administration. C’est en effet au sein du conseil d’administration que doit être choisi le président de Nissan.

"Nous n'avons pas d'échéance précise en tête. Même si la décision n'est pas prise d'ici fin mars, je pense que cela ne pose pas problème", a déclaré son patron exécutif, Hiroto Saikawa, lors d'une conférence de presse au siège du groupe à Yokohama (banlieue de Tokyo).

Un comité pour réformer la gouvernance

Le conseil d’administration de Nissan a également ce lundi acté la création d’un autre comité afin d’améliorer sa gouvernance. Ce comité spécial pour l’amélioration de la gouvernance sera composé d’experts internes (les trois administrateurs indépendants) comme externes, précise Nissan.

Ce comité doit étudier comment une telle situation, la mise en examen de Carlos Ghosn pour des détournements financiers, a pu échapper aux procédures de contrôle internes de Nissan, de "fournir des recommandations pour améliorer la gouvernance de la compagnie" d'ici à fin mars. Le constructeur japonais a présenté ce lundi au conseil d'administration de son partenaire Mitsubishi Motors les conclusions de son enquête interne et "se redit prêt" à faire de même chez Renault.

Pauline Ducamp, avec AFP