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Carlos Ghosn reste PDG de Renault

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- - David Becker / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Suite aux éléments fournis par Nissan, le conseil d’administration de Renault a choisi de maintenir Carlos Ghosn à la tête de Renault.

Carlos Ghosn reste à la tête de Renault. Lors du conseil d’administration qui s’est tenu ce jeudi, les membres n’ont pas souhaité révoquer Carlos Ghosn de son poste. "Le Conseil d’administration a décidé de maintenir le dispositif actuel de gouvernance arrêté lors du Conseil du 20 novembre 2018", peut-on lire dans un communiqué du constructeur. Le 20 novembre, le conseil d'administration avait décidé de maintenir Carlos Ghosn comme président-directeur général, disant ne pas être "en mesure de se prononcer" sur les charges pesant contre lui. Il avait provisoirement nommé Thierry Bolloré, directeur général du groupe, pour assurer l'intérim.

Pour maintenir Carlos Ghosn à son poste de PDG, le conseil d’administration s’est appuyé sur la restitution faite par les avocats de Renault des éléments d’enquête réalisés chez Nissan. Les éléments qui leur ont été présentés ne semble pas les avoir convaincus. "Le Conseil d’administration a demandé aux avocats de Renault de poursuivre leur revue et analyse des informations fournies, en lien avec les avocats de Nissan et de leur faire rapidement un nouveau point sur la situation", peut-on lire dans le communiqué de Renault. Renault n’a pas eu accès aux éléments de défense de Carlos Ghosn.

Le constructeur français avait de son côté lancé une enquête interne fin novembre sur la rémunération de Carlos Ghosn sur la période 2015-2018. "Claude Baland, Senior Advisor Ethique et Compliance, et Eric Le Grand, Directeur Ethique et Compliance [qui menaient cette enquête, ndlr] ont conclu, de manière préliminaire, à la conformité des éléments de rémunération du Président-Directeur général de Renault et des conditions de leur approbation au regard des dispositions légales et des recommandations de l’AFEP-MEDEF", précise Renault. Le salaire de Carlos Ghosn est donc conforme à la loi.

Pauline Ducamp, avec AFP