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Alpes-Maritimes: 20.000 personnes risquent de perdre leur pass sanitaire dès samedi

Un pass sanitaire (illustration)

Un pass sanitaire (illustration) - GEOFFROY VAN DER HASSELT © 2019 AFP

La journée du 15 janvier 2022 avait été fixée en novembre par le gouvernement comme date butoir pour recevoir son rappel de vaccination, au maximum sept mois après sa deuxième dose.

Environ 20.000 personnes pourraient voir leur pass sanitaire désactivé dès ce samedi dans les Alpes-Maritimes, selon une estimation de l'Agence régionale de santé d'après les chiffres de l'Assurance Maladie, a appris BFM Nice Côte d'Azur ce vendredi. Au niveau national, près de 600.000 personnes sont menacées par cette date butoir.

Le gouvernement avait prévenu ces derniers mois que toute personne entre 18 et 65 ans devrait recevoir sa dose de rappel contre le Covid-19 au maximum sept mois après la seconde dose, sous peine de voir son pass sanitaire désactivé, comme le précise la page du gouvernement. Sans le pass sanitaire, impossible d'avoir accès aux lieux de loisirs et de culture ou encore aux moyens de transport publics interrégionaux (TER, TGV, avion...).

Les personnes contaminées entre les deux dernières doses pas concernées

Toute personne ayant été contaminée par le Covid-19 entre les deux dernières doses et n'ayant pas pu effectuer sa dose de rappel pour cette raison doit disposer d'un "pass de rétablissement" attestant qu'il a bien été contaminé, et qui permet d'allonger la validité du pass sanitaire. Le gouvernement précise cependant qu' "il est recommandé de faire votre rappel à partir de 3 mois après votre infection".

Par ailleurs, dès le 15 février, le délai maximum entre la seconde et la troisième dose passera de 7 à 4 mois.

Le Parlement est actuellement en train d'examiner le projet de loi de transformation du pass sanitaire en pass vaccinal. Le Sénat, dominé par l'opposition de droite, a voté dans la nuit de mercredi à jeudi le projet de loi sanitaire qui instaure ce nouveau dispositif, appelé à remplacer le pass sanitaire. Le gouvernement espère une entrée en vigueur du texte à la mi-janvier, selon son porte-parole Gabriel Attal.

Margaux Sansano avec Louis Chahuneau