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Grève RATP: boom du covoiturage et de la location de vélos et trottinettes en libre-service

Covoiturage, trottinettes électriques, ou vélo, les Franciliens privilégient depuis ce matin les transports alternatifs pour pallier l’absence de transports.

En l’absence de métro ou de RER, les Franciliens se sont mis ce vendredi aux vélos, trottinettes électriques ou ont partagé leurs voitures. Les modes de transports alternatifs ont explosé en ce jour de grosse grève à la RATP.

  • Boom du vélo…

Les Parisiens ont d’abord choisi le vélo pour se déplacer aujourd’hui. A tel point que la mairie de Paris en appelait ce midi au civisme de chacun sur les pistes cyclables. L’utilisation du vélo a plus que doublé par rapport à vendredi dernier.

Ainsi, selon l’application de trajet dédié à la petite reine, Géovélo, le nombre de cyclistes a doublé ce vendredi. A midi, les utilisateurs étaient deux fois plus nombreux que d’habitude: 1.230, contre 500 vendredi dernier. A la même heure, Géovélo avait enregistré 6.000 km parcourus, contre 2.650 vendredi dernier à la même heure.

Le boom vient en partie des vélos en free-floating. Selon des chiffres compilés par Flucuto, Jump, Mobike et Oribiky ont vu les trajets avec leurs véhicules bondir de 129% entre 6 et 11 heures. 

  • … et des trajets en trottinette

Le pourcentage de hausse est encore plus impressionnant pour les opérateurs de trottinettes. Toujours selon Fluctuo, les opérateurs ont vu une hausse de 208% de leurs trajets. Jump (trottinettes et vélos en libre-service d’Uber) a enregistré trois fois plus d’utilisateurs que d’habitude. Chez Bird, le nombre de trajets a également triplé, par rapport à un jour classique. L’opérateur américain a mis 4000 trottinettes à disposition des Parisiens et Franciliens ce vendredi.

  • Pic pour les scooters électriques aux premières heures

Dans la catégorie des scooters en libre-service, deux opérateurs se partagent le marché des scooters en libre-service: COUP et Cityscoot. Ce dernier a enregistré des pics à 175% d’utilisation entre 6 et 8 heures, avant de connaitre quelques petits bugs en matinée, face à la demande inhabituelle. Tout est depuis revenu dans l’ordre.

  • Explosion des prix des VTC

D’autres utilisateurs ont plutôt privilégié la voiture, mais pas forcément la leur. Les prix des VTC ont explosé depuis ce matin, car les plateformes d’Uber ou Kapten ont été submergées d’appel dès avant 7 heures. Il n’était ainsi pas rare de débourser 70 euros pour traverser Paris, voire plus…

  • De nombreux taxis restés au garage

Les prix ont d’autant plus grimpé qu’un certain nombre de taxis ont choisi de ne pas travailler. Ils ne peuvent en effet pas augmenter leur prix, en fonction de la demande. Avec un prix fixe quoiqu’il arrive, aux alentours des 37 euros de l’heure, de nombreux chauffeurs ont préféré rester au garage, par peur des bouchons.

Une partie des clients se sont eux reportés sur les motos-taxis, en réservant le plus souvent à l’avance leurs courses en prévision de ce vendredi noir. Si les motos taxis ont l’avantage de passer partout, en évitant les bouchons, leurs flottes sont souvent assez restreintes. Avec l’explosion des tarifs de VTC, malgré leur prix fixe (entre 20 et 30 euros le quart d’heure, en plus de de 10 à 20 euros de prise en charge), les moto taxis étaient compétitives ce vendredi.

  • En voiture avec ses collègues ou ses voisins

Beaucoup d‘offres spontanées ont circulé entre collègues. Mais les applications spécialisées Blablalines par exemple a enregistré ce matin 2 fois plus de demandes de trajet sur Paris qu’un vendredi normal. Chez Klaxit, la fréquentation de l’application a bondi de 400% depuis hier, par rapport à une journée normale. Depuis mercredi, 6.000 personnes ont adhéré au service.

Pauline Ducamp