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Essai - Nouvelle Toyota Aygo, l'essentiel c'est votre smartphone

La nouvelle Aygo améliore sa connectivité avec une compatibilité Android Auto/Carplay qui ravira les urbains branchés.

La nouvelle Aygo améliore sa connectivité avec une compatibilité Android Auto/Carplay qui ravira les urbains branchés. - JB

La nouvelle petite citadine de Toyota mise sur deux atouts, connectivité avec le smartphone du conducteur, et design, pour séduire les urbains à la recherche d'une offre abordable, mais bien dans son époque. Découverte de cette version rafraîchie de la cousine au look "manga" des Peugeot 108 et Citroën C1.

Si les ventes de "gros" SUV continuent de stimuler le marché automobile français, les "petites" citadines n'ont pas dit leur dernier mot. Ces modèles, qui ont souffert d'un désamour certain ces dernières années, reviennent depuis peu sur le devant de la scène. C'est sur le port de Copenhague que nous avons ainsi pris livraison de la version fraîchement restylée de la Toyota Aygo, l'un de ces frêles esquifs portés en France par les vents favorables de la prime à la conversion. Plus généralement, ces petits modèles répondent à un besoin de véhicules pratiques à utiliser, mais aux tarifs raisonnables. L'occasion d'un test en ville dans les rues de la capitale du Danemark... et du vélo en Europe!

Notre Toyota Aygo 2018 testée dans et aux alentours de Copenhague, capitale du Danemark... et du vélo!
Notre Toyota Aygo 2018 testée dans et aux alentours de Copenhague, capitale du Danemark... et du vélo! © JB

Mais pourquoi la Toyota Aygo?

Parce que dans le trio Peugeot 108, Citroën C1 et Toyota Aygo, toutes produites à l'usine tchèque de Kolín, c'est clairement celle qui joue la carte du look à part depuis la deuxième génération lancée en 2014. Là où les françaises se sont améliorées, mais ont gardé une certaine sobriété, la japonaise misait alors sur son "X" sur la face avant pour se distinguer. Et ainsi taper dans l'œil d'une clientèle avant tout urbaine et attirée par un design différent.

Si elle est tout de même loin derrière la 108 et la C1 dans les ventes françaises, ce look inédit lui permet de faire partie des 100 modèles les plus vendus dans l'Hexagone. De janvier à mai 2018, le trio franco-japonais "made in République tchèque" se place ainsi au niveau de la championne française de la discipline citadine, la Renault Twingo (un peu plus de 20.000 ventes), en hausse par rapport à 2017, et loin devant le trio du groupe Volkswagen, VW up!, Skoda Citigo et Seat Mii (toutes absentes du top 100). 

Sur ce segment des petites citadines où les marges sont faibles, l'union fait ainsi le plus souvent souvent la force, la Twingo jouant de son côté en équipe avec la Smart. Seule la Fiat 500, produite aussi en Europe de l'Est (en Pologne) et championne des ventes en Europe depuis de nombreuses années, fait cavalier seul.

L'arrière aussi, avec ces feux montants, signe une nette différente avec ses cousines françaises.
L'arrière aussi, avec ces feux montants, signe une nette différente avec ses cousines françaises. © Toyota

Au volant

Côté design, cette Aygo évolue sans toutefois bousculer ses codes. Le fameux "X" à l'avant est désormais intégré à la carrosserie et on retrouve une nouvelle signature lumineuse avec des feux à Led à l'avant et à l'arrière. Le côté manga est totalement assumé par Toyota, qui rappelle d'ailleurs avoir été inspirée par Astro Boy, personnage né dans les années 50 au Japon.

Deux nouvelles teintes de carrosserie (dont un "magenta métallisé" pour ceux qui oseraient le violet) enrichissent le catalogue, comme de nouvelles jantes et inserts à l'extérieur comme à l'intérieur pour personnaliser son Aygo.
Deux nouvelles teintes de carrosserie (dont un "magenta métallisé" pour ceux qui oseraient le violet) enrichissent le catalogue, comme de nouvelles jantes et inserts à l'extérieur comme à l'intérieur pour personnaliser son Aygo. © Toyota

Une fois à bord, l'espace forcément restreint est toutefois bien exploité. Si la planche de bord nous fait profiter d'une large variété de plastiques, les petites touches de couleur ou le compteur central apportent une touche d'originalité.

Le contact mis, le moteur 3 cylindres 1 litre se fait entendre sans que cela soit trop dérangeant à bas régime. C'est un peu moins discret quand on monte dans les tours. Sur autoroute, et malgré le gain de 3 petits chevaux sur cette nouvelle version qui affiche 72 chevaux, c'est davantage le manque de puissance qui frappe. Au-delà de 100 km/h, il faut se montrer patient, mais la voie rapide n'est clairement pas son terrain de jeu préféré. Alors qu'on s'attendait à un confort des plus spartiates, le nouveau réglage des suspensions apporte clairement du mieux à ce niveau-là.

C'est en effet en ville que l'Aygo fait la preuve de sa légèreté et de son agilité. Dans une ville de Copenhague où le vélo est roi, on regrettera simplement l'absence d'avertisseur d'angle mort. Rassurez-vous cependant: aucun cycliste n'a été maltraité pendant cet essai! Et à moins de 3,5 mètres de long, l'Aygo ravira les effrayés du créneau avec la capacité de se faufiler et de se garer dans le moindre petit espace laissé libre.

A l'intérieur de l'Aygo, qui peut profiter d'insert personnalisé pour apporter une touche de bonne humeur.
A l'intérieur de l'Aygo, qui peut profiter d'insert personnalisé pour apporter une touche de bonne humeur. © Toyota

'LE' truc en plus: sa connectivité au smartphone

Vous l'avez compris: le design de l'Aygo peut séduire, ses performances sur route, beaucoup moins. Toyota se rattrape avec la connectivité. La nouvelle version propose ainsi Carplay/Android Auto, ce qui vient ajouter un brin de modernité dans l'habitacle. 

Comme sur les autres modèles qui le proposent, il suffit de brancher son téléphone pour profiter de "son univers" directement sur l'écran de la voiture, ce qui reste assez rare sur ce segment des petites citadines. 

Cette offre numérique plutôt compétitive (voir 'LE' chiffre ci-dessous) traduit la volonté de Toyota de faire de l'Aygo un outil de conquête, en particulier auprès des jeunes. A défaut de réaliser une marge sur ce véhicule, le géant mondial de l'automobile espère bien fidéliser de nouveaux clients. Et se rattraper sur les achats suivants au sein de sa gamme. 

CarPlay et Android Auto sont proposés à partir de 13.240 euros ou 109 euros par mois en LLD.
CarPlay et Android Auto sont proposés à partir de 13.240 euros ou 109 euros par mois en LLD. © Toyota

'LE' chiffre: 13.240 euros

Si la Toyota Aygo affiche un prix d'entrée de gamme à 11.190 euros, il faut partir d'un budget de 13.240 euros pour notre Aygo connectée, avec Carplay et Android Auto. Cette option à 200 euros est en effet proposée à partir du deuxième niveau de finition "x-play" qui démarre à 13.040 euros en 3 portes (il faut ajouter 400 euros à chaque niveau de finition pour avoir la version 5 portes), puis de série sur les finitions "x-cite" et "x-trend". Sur un véhicule neuf, on se retrouve avec une des offres les plus compétitives pour avoir ce niveau de connectivité sur l'interface embarqué du véhicule. Et l'un des derniers petits véhicules à être proposé en versions 3 ou 5 portes au choix. La Kia Picanto propose par exemple Android Auto/Carplay à partir de 13.500 euros mais avec un plus petit moteur 67 ch et uniquement en 5 portes.

Avant l'Aygo, les Peugeot 108 et Citroën C1 avaient en réalité ouvert le bal de cette nouvelle connectivité améliorée en proposant elles aussi cette intégration Android Auto-Carplay. Les up!/Citigo/Mii du groupe VW misent sur l'intégration du smartphone avec un support intégré au tableau de bord (pas forcément la plus mauvaise des solutions).

Seule la dernière Fiat 500 dans sa série spéciale 'Mirror' offre une intégration du smartphone comparable avec l'offre Aygo/C1/108. Un peu plus chère à l'achat que notre japonaise (13.990 euros), cette 500 mise à jour est proposée cependant au même loyer de 109 euros par mois en LLD (location longue durée). Là aussi, une stratégie qui vise à accueillir une clientèle plus jeune, au budget plus limité.

Julien Bonnet