BFM Normandie
Normandie

Violences urbaines à Alençon: la préfecture maintient un dispositif de sécurité renforcé

un véhicule calciné après une nuit de violences urbaines dans le quartier de Perseigne, le 28 septembre 2022 à Alençon, dans le nord-ouest de la France.

un véhicule calciné après une nuit de violences urbaines dans le quartier de Perseigne, le 28 septembre 2022 à Alençon, dans le nord-ouest de la France. - Jean-Francois MONIER © 2019 AFP

Un escadron composé de gendarmes et de policiers sera mobilisé pour patrouiller dans le quartier de Perseigne, où quatre véhicules ont de nouveau été incendiés dans la nuit de mercredi à jeudi.

Un dispositif de sécurité "renforcé" est maintenu dans le quartier de Perseigne à Alençon, indique ce jeudi la préfecture de l'Orne dans un communiqué. Mercredi soir, 65 policiers avaient déjà été mobilisés dans le secteur après les violences urbaines qui avaient éclaté dans la nuit de mardi à mercredi.

Jeudi soir, un escadron de la gendarmerie mobile mis à disposition par le ministère de l'Intérieur sera déployé dans le quartier de Perseigne et ses alentours. Il sera composé de 54 militaires, ainsi que d'une quinzaine de policiers.

Quatre véhicules incendiés dans la nuit de mercredi

Dans la nuit de mercredi à jeudi, les policiers déployés dans le quartier de Perseigne avaient effectué des "patrouilles pédestres et motorisées" et procédé à l'interpellation de deux individus, "en lien avec la possession ou le trafic de stupéfiants", indique la préfecture.

Quatre véhicules avaient été incendiés et des tirs de mortiers d'artifices dirigés vers les policiers, sans toutefois faire de blessés. Le préfet de l'Orne, Sébastien Jallet, avait assuré que la soirée était plus "calme" que la veille, où 24 véhicules avaient été incendiés, et les forces de police victimes de tirs de mortiers d'artifice.

Ce jeudi, le préfet "condamne de nouveau ces actes inacceptables et réaffirme l’engagement des forces de sécurité à assurer l’ordre et la sécurité sur le quartier de Perseigne, au bénéfice de ses habitants".

Laurène Rocheteau