BFM Marseille
Marseille

Marseille: une application testée sur la plage Prado Sud pour lutter contre le harcèlement

La plage du Prado à Marseille.

La plage du Prado à Marseille. - Clément Mahoudeau - AFP

L'application "Safer Plage", directement reliée au poste de secours, est gratuite. L'expérimentation va durer un mois jusqu'à la fin des vacances estivales.

Depuis le 1er août dernier, la ville de Marseille a débuté une expérimentation sur la plage Prado Sud, en partenariat avec l'application "Safer Plage", afin de lutter contre le harcèlement et les violences faites aux femmes sur le littoral.

Cette déclinaison estivale de l'application "Safer", lancée par l’association Orane (organisatrice du festival Marsatac) en collaboration avec l'association Act Right et le Centre d'Information sur les Droits des Femmes et des Familles des Bouches-du-Rhône, est un nouvel outil "intuitif et anonyme", selon la municipalité.

Disponible gratuitement sur smartphone, Safer Plage permet depuis lundi dernier à toute personne harcelée, victime d’agression ou témoin, de le signaler en activant un bouton d’urgence. Une fois l'alerte envoyée, cette dernière arrive directement auprès du poste de secours de la plage, permettant aux agents présents de pouvoir réagir rapidement.

Plus d'une femme sur trois victimes de harcèlement sur la plage

Déjà utilisée par de nombreux festivals à Marseille, mais aussi dans toute la France, "Safer" étend aujourd"hui son champ d'actions aux plages. Toujours avec la même mission: "réduire le harcèlement sexiste et les violences sexuelles" en milieux festifs et dorénavant sur le littoral phocéen.

Au total, 35 festivals - comme le Hellfest ou Marsatac - ont fait confiance à l'application pour tenter d'améliorer l'accompagnement des victimes, ou prévenir les violences sexuelles lors de rassemblements festifs.

"Plus d’une femme sur trois, de 18 à 34 ans –  interrogées dans un sondage YouGov cité par la ville de Marseille, ndlr –  dit avoir déjà été victime de harcèlement sur la plage, et plus de la moitié affirme avoir peur de s’y rendre toute seule", indique la municipalité sur son site internet.

Pour accompagner cette expérimentation, les mardis matin et vendredis après-midi, des "associations féministes assurent le travail de pédagogie et de prévention en tenant une permanence" dans une tente, sur la plage Prado Sud.

Une expérimentation qui pourrait s'étendre

Face à constat alarmant, Marseille "prend ses responsabilités" et "s’engage dans cette lutte contre le harcèlement sur les plages" afin d'assurer une forme de tranquillité publique au Prado Sud, et peut-être sur tout le littoral.

Si les résultats de l'expérimentation sont positifs, "ce dispositif d’alerte a vocation à être étendu dès l’été prochain à l’ensemble des plages surveillées de la ville de Marseille", précise cette dernière sur son site internet.

Depuis le 1er août, des flyers (avec un QR code) sont distribués directement sur la plage Prado Sud afin de faciliter le téléchargement de l’application. Un message informatif "Safer" est également annoncé toutes les deux heures par les maîtres-nageurs par haut-parleur.

Alixan Lavorel