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"La végétation reprend ses droits": dépollution d'une décharge à ciel ouvert à Aix-en-Provence

Depuis quelques mois, une entreprise intervient pour collecter les déchets au plateau de l'Arbois à Aix-en-Provence, où les dépôts sauvages sont réguliers.

Un vinyle de Claude François, des gravats, des pneus et même un bateau. Depuis des années, des particuliers et des artisans du BTP utilisent le plateau de l'Arbois situé à Aix-en-Provence comme d'une décharge à ciel ouvert.

Il y a deux ans, ce sont les riverains qui ont donné l'alerte sur ces dépôts sauvages et illégaux en lançant une pétition. Un an plus tard, des travaux de dépollution ont commencé sur cet espace partagé entre neuf propriétaires publics et privés, dont la ville d'Aix-en-Provence, le département des Bouches-du-Rhône ou encore l'Etat.

"Tout repousse"

Cette opération de collecte des déchets commence à porter ses fruits. "La végétation reprend ses droits" assure Matthieu Juge, responsable d'exploitation Mat'ild, une entreprise spécialisée dans la collecte des déchets.

"Les matériaux qui ont été stockés là pendant des années ont étouffé la végétation, à peine collectés, on peut remarquer que trois mois après tout repousse", constate l'homme.

L'entreprise a également retrouvé de l'amiante à certains endroits du plateau de l'Arbois. Les lieux ont été "identifiés, balisés" par l'entreprise qui fera appel à "une société spécialisée dans la collecte et le traitement de l'amiante" précise Matthieu Juge.

1500 euros d'amende

Au-delà des améliorations observées depuis le début des travaux de dépollution, les riverains espèrent que la situation prendra fin. C'est le cas de Vincent Zucchinalli, initiateur de la pétition "Déchargeons le plateau d'Aix TGV" pour qui "le moment est bien choisi car les déchets refont la une de l'actualité actuellement, et en plus on a une nouvelle municipalité, (...) ça risque d'améliorer les choses".

En cas de dépôt sauvage, le contrevenant s'expose à 1500 euros d'amende. Un montant qui s'élève à 3000 euros en cas de récidive et auquel s'ajoute la saisie du véhicule.

Simon Azélie et Emilie Roussey