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Grève des éboueurs à Marseille: Benoît Payan "souhaite, veut et exige que la ville soit propre"

Le maire de Marseille, le socialiste Benoît Payan, le 21 décembre 2020 à Marseille

Le maire de Marseille, le socialiste Benoît Payan, le 21 décembre 2020 à Marseille - CHRISTOPHE SIMON © 2019 AFP

Le maire de Marseille a expliqué vouloir trouver rapidement une solution afin que les rues de la ville redeviennent propres.

"J'en ai marre de sortir tous les matins de chez moi dans une montagne de poubelles, comme l'ensemble des Marseillais." Alors que les éboueurs de Marseille sont en grève pour la troisième fois en l'espace de quatre mois, le maire de la ville a exprimé sa colère dans un entretien accordé à La Provence.

Si le ramassage des ordures est une compétence qui appartient à la Métropole d'Aix-Marseille-Provence depuis de nombreuses années, Benoît Payan a regretté recevoir "tous les jours" des courriers d'habitants qui pensent que c'est à la mairie de s'en charger. Mais puisque "depuis quatre mois, la ville est restée sale", le maire de Marseille a déclaré vouloir mettre fin à cette situation.

"Maintenant je dis: ça suffit. Je souhaite, je veux et j'exige que la ville soit propre. J'en ai marre de sortir tous les matins de chez moi dans une montagne de poubelles, comme l'ensemble des Marseillais."

Benoît Payan s'est dit "pieds et poings liés car la Métropole fait l'autruche" alors qu'il aurait "hurlé et répété" qu'il voulait que la ville récupère les compétences de ramassage des déchets.

"Que fait-on dans la Métropole?"

Pour sortir de cette situation, le maire de Marseille en appelle à la "solidarité métropolitaine".

"La Métropole nous dit que la ville est sale à cause de l'absence de 20 agents? Ce n'est pas compliqué: puisqu'on est dans le Métropole, il faut aller les chercher à Lamanon, à Istres, à Gémenos, à Aix... Sinon, que fait-on dans la Métropole?" s'est-il interrogé avant de poursuivre: "on ne trouve Marseille que pour payer les impôts. Cela ne marche pas. Le dialogue social est certes difficile mais lorsque l'on regarde d'autres villes de la Métropole, elles sont propres. Peut-être parce que les agents sont mieux traités, mieux payés et qu'on y met le paquet..."

En tout cas, il a assuré que "cette affaire ne va pas durer longtemps". "J'en ai marre de voir les Marseillais être pris en otage. Qu'ils se parlent et qu'ils reprennent le travail au plus vite. Si je dois me mettre au milieu je le ferais. Peu importe qui a tort et qui a raison".

Troisième grève

Si la métropole Aix-Marseille-Provence a annoncé augmenter le nombre de tournées pour nettoyer le littoral ce week-end en prévision d'un épisode venteux, le bras de fer continue entre la collectivité et le syndicat majoritaire chez les agents de collecte des déchets, Force ouvrière.

Ce dernier a été assigné en référé par la Métropole qui demande la levée des blocages des centres de transfert et des garages où se trouvent les camions benne. La métropole a également effectué une nouvelle requête auprès de la préfète de police ce mardi pour obtenir une nouvelle réquisition d'agents.

Emilie Roussey