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Signature d'un nouvel accord entre le Royaume-Uni et la France pour freiner l'immigration clandestine par la Manche

Embarcation transportant des migrants (illustration)

Embarcation transportant des migrants (illustration) - BEN STANSALL / AFP

Cet accord prévoit notamment le doublement des patrouilles françaises le long des côtes à partir du 1er décembre.

Des patrouilles supplémentaires et des nouveaux moyens technologiques seront déployés le long des plages françaises dans le cadre d'un nouvel accord entre Paris et Londres visant à mettre un terme à l'immigration clandestine par la Manche, ont annoncé les ministres britannique et français de l'Intérieur.

L'accord prévoit le doublement des patrouilles françaises à partir du 1er décembre, qui seront appuyées de drones et de radars permettant de repérer ceux qui tentent la traversée, a déclaré samedi Priti Patel sur la chaîne britannique BBC.

Dans le cadre du renforcement de leur coopération, le Royaume Uni "s'est engagé à faire un investissement financier supplémentaire de 31,4 millions d'euros pour soutenir les efforts importants de la France contre les traversées irrégulières", a indiqué le ministère de l'Intérieur français dans un communiqué publié ce dimanche.

Il est en outre prévu "au cours des six prochains mois", d'examiner "les résultats afin d'évaluer l'efficacité et l'impact de ces mesures supplémentaires".

7 migrants sont morts depuis début janvier

Ces derniers mois, de plus en plus de migrants ont tenté de rejoindre la Grande-Bretagne par cette voie dangereuse et très fréquentée. Quatre décès ont été recensés en 2019, et sept depuis le début de l'année. Le dossier a été source de tensions, le Royaume-Uni accusant la France de ne pas s'impliquer suffisamment pour empêcher les traversées.

En septembre, les autorités françaises ont précisé avoir intercepté plus de 1300 personnes qui tentaient de rejoindre le Royaume-Uni, dont une poignée avaient essayé de traverser la Manche à la nage sur une trentaine de kilomètres.

Entre le 1er janvier et le 31 août, environ 6200 migrants avaient tenté leur chance, à l'aide de canots pneumatiques, de paddles, kayaks, voire de gilets de sauvetage.

Le nord de la France attire depuis longtemps les candidats à l'immigration clandestine vers la Grande-Bretagne, à bord d'embarcations ou de l'un des dizaines de milliers de véhicules traversant quotidiennement la Manche sur des ferries et des trains.

Mélanie Rostagnat avec AFP Journaliste BFMTV