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Migrants à Calais: le médiateur veut mieux travailler "en amont" des démantèlements

Un camp de migrants à Calais

Un camp de migrants à Calais - PHILIPPE HUGUEN / AFP

Mieux travailler en "amont" des démantèlements, permettrait selon le médiateur envoyé à Calais d'"améliorer les mises à l'abri des exilés".

Le médiateur envoyé en mission à Calais par le gouvernement a proposé jeudi, au deuxième jour de sa visite, de mieux travailler "en amont" des démantèlements de camps afin d'"améliorer les mises à l'abri des exilés".

"Avec les associations que j'ai commencé à rencontrer ce jeudi matin, on examine les solutions et les mesures que l'on pourrait envisager", a expliqué à l'AFP Didier Leschi, le patron de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii).

Il a proposé d'effectuer un diagnostic social des populations, mais aussi de formuler des propositions d'hébergements et de mises à l'abri, avant les démantèlements de camps. Il suggère aussi de prévenir les migrants en amont, afin qu'ils puissent rassembler leurs affaires personnelles et leurs tentes, ce qui permettrait selon lui d'alléger les nouvelles procédures de restitution du matériel que les autorités prévoient de mettre en place.

Un point presse à 17h

Les associations locales ont prévu de tenir un point presse jeudi à 17h.

M. Leschi a de nouveau rencontré jeudi le prêtre et les deux militants associatifs qui se sont mis en grève de la faim il y a 18 jours en soutien aux migrants, après une première rencontre qualifiée de "fructueuse" mercredi après-midi.

Philippe Demeestère, un aumônier du Secours catholique pour le Pas-de-Calais, âgé de 72 ans, ainsi que deux militants associatifs, Anaïs Vogel et Ludovic Holbein, se sont engagés dans cette grève de la faim, notamment pour réclamer l'arrêt des démantèlements des camps de migrants pendant la période hivernale.

Dans un communiqué commun, 150 associations s'étaient jointes mardi à leurs revendications.

Selon les associations locales, la situation de quelque 1.500 migrants présents à Calais est inhumaine, avec des expulsions de leurs campements plusieurs fois par semaine, et la confiscation de leurs tentes et de leurs effets personnels.

S. B. avec AFP