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Val-d'Oise: Pécresse annonce un plan d'investissement d'un milliard d'euros après l'abandon d'Europa City

Le projet de méga complexe commercial Europacity ne verra pas le jour.

Le projet de méga complexe commercial Europacity ne verra pas le jour. - Europacity

Ce plan d'urgence prévoit aussi plusieurs mesures pour améliorer l'attractivité du Val-d'Oise.

La présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, a annoncé ce jeudi un plan d'investissement de près d'un milliard d'euros dans le Val d'Oise après l'abandon par le gouvernement du megacomplexe Europacity.

Ce plan, qui sera "soumis à concertation", a été finalisé ce jeudi au conseil régional d'Ile-de-France, avec la présidente du conseil départemental du Val d'Oise, Marie-Christine Cavecchi (LR), a expliqué Valérie Pécresse au cours d'une conférence de presse, en présence de nombreux élus du département.

"Les conséquences sociales vont être incalculables"

Emmanuel Macron a annoncé début novembre l'abandon d'Europacity, un megacomplexe de commerces et de loisirs pesant 3,1 milliards d'euros qui devait être implanté d'ici à 2027 sur des terres fertiles dans le triangle de Gonesse (Val d'Oise) au nord de Paris, et qui hérissait les défenseurs de l'environnement comme les petits commerçants.

Avec l'abandon de ce "très beau projet de création d'emplois et de développement économique", "les conséquences sociales vont être incalculables", a déclaré Valérie Pécresse: "La région a décidé de prendre ses responsabilités" avec "un plan d'urgence pour le Val d'Oise", qui "coûtera à la région dans les années à venir près d'un milliard d'euros".

Mais "ce n'est pas la région ou le département qui vont créer des emplois privés", a-t-elle insisté, soulignant les incertitudes pour les investisseurs "compte tenu de ce qui vient d'arriver à Europacity".

"Une revue de toutes les friches d'Ile-de-France"

La région va notamment lancer "une revue de toutes les friches d'Ile-de-France, afin d'identifier les terrains sur lesquels on peut dire à un investisseur qu'il peut se lancer".

Elle veut veut aussi "proposer à l'Etat de décentraliser la future Agence nationale de la cohésion des territoires à Villiers-le-bel", aider à la réimplantation d'une filière horticole dans le département "sur des terrains pollués", et va "mandater Grand Paris Aménagement pour lancer, via un cabinet d'experts indépendant, une évaluation de la qualité des sols dans le triangle de Gonesse".

Le plan d'urgence passera aussi par la création d'un nouveau lycée international et d'un internat d'excellence, la création d'un centres de formation d'apprentis (CFA) sur les métiers du numérique, le développement d'un Campus des métiers de la sécurité. Valérie Pécresse veut aussi "travailler avec l'Etat à un projet de construction d'un nouveau +Grand lieu culturel+ dans le département".

Un plan de transport à la demande

Un matière de transport, elle propose le lancement d'un plan de transport à la demande "dès 2020" dans le Vexin, l'expérimentation de "covoiturage citoyen en milieu rural" et un "grand plan de nettoyage des abords des autoroutes valdoisiennes".

"Tout ce que j'ai annoncé peut se réaliser dans les cinq ans, tout dépend du feu vert de l'Etat. Nous attendons que l'Etat vienne en cofinancement de ces projets," a dit Valérie Pécresse.

Beaucoup de mesures consistent aussi à "demander à l'Etat": "demander un engagement écrit de l'Etat, sur la réalisation de la ligne 17 du Grand Paris Express pour 2027", dont la justice a décidé ce vendredi de suspendre pendant un an les travaux, ou demander à l'Etat "que le prolongement du tram 11 Express soit engagé dans le prochain contrat de plan Etat-région".

Marie-Christine Cavecchi (LR) a dit avoir "confiance en Valérie Pécresse pour mettre tous ces éléments en marche". "On a besoin d'un peu d'espoir sur ce territoire", a ajouté le maire de Gonesse Jean-Pierre Bluzy (PS).

Cy.C avec AFP