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La grève dans les incinérateurs de déchets franciliens est prolongée

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Alors que les trois usines d'incinération de déchets d'île-de-France sont à l'arrêt depuis le 23 janvier, à l'appel de la CGT Energie, les salariés ont voté la reconduction de leur mouvement social contre la réforme des retraites. Les fours ne sont pas rallumés avant lundi 3 février.

Les déchets ménagers d'Ile-de-France ne sont plus brûlés depuis jeudi soir et cela risque de continuer. Alors qu'à l'appel de la CGT Energie, l'arrêt des trois usines d'incinération d'Ile-de-France est effectif depuis jeudi soir 23 janvier, les salariés de ces sites mobilisés contre la réforme des retraites ont voté la prolongation de leur action, ce lundi 27 janvier, rapporte France Bleu.

Le mouvement social est prolongé durant la semaine, les salariés en grève n'ayant pas l'intention de rallumer les fours avant lundi 3 février sachant que si l'arrêt des fours prend 6 à 10 heures, leur redémarrage exige une à deux journées.

Les trois centres d'Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) et Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) traitent 6.000 tonnes de déchets par jour venant des poubelles vertes ou noires (ordures non recyclables) des Franciliens.

Ces sites d'incinération n'ayant aucune capacité de stockage en local, les déchets apportés par la noria des camions-bennes défilant habituellement, "sont renvoyés vers une quinzaine de sites" selon Julien Lambert, délégué CGT Mines et Energie à Ivry-sur-Seine.

A défaut de valoriser les déchets en énergie (la vapeur permet de chauffer 300.000 logements), ceux-ci seront enfouis dans ces sites (situés en Seine-et-Marne), "la pire solution en terme d'environnement", précise le Syctom, syndicat intercommunal et gestionnaire des sites.

Frédéric Bergé