BFM Business

Ryanair installe officiellement à Beauvais sa 4e base française

La compagnie low-cost irlandaise a investi un quatrième aéroport en France. Deux avions Ryanair seront basés en permanence à Beauvais, dans l'Oise. Un investissement de 165 millions d'euros.

Ryanair s'installe pour de bon à l'aéroport de Beauvais, dans l'Oise, situé à plus d'une heure de Paris. Alors qu'elle opèrait déjà des vols depuis cet aéroport francilien, la compagnie à bas coûts irlandaise a décidé d'y implanter sa 4e base française, après Marseille, Bordeaux et Toulouse.

Deux appareils seront basés en permanence à Beauvais. Pilotes, hotesses et personnel de maintenance vont donc poser leurs valises dans l'Oise.

A Beauvais, Ryanair entend désormais proposer 105 vols par semaine à destination de 13 pays européens. Un investissement de 165 millions d'euros qui enchante les responsables de l'aéroport, particulièrement en cette période de crise.

Ryanair survit à la crise et crée de l'emploi

Ryanair a résisté aux difficultés économiques, contrairement à d'autres compagnies aériennes. Dans un communiqué acide, l'entreprise ne manque pas de le faire savoir et explique que 2300 emplois direct et indirects vont être créés. Dans le même temps, d'autres comme Air France réduisent leur capacités, et ce, malgré l'aide considérable de 7 milliards d'euros apportée par l'Etat.

La compagnie low cost enfonce le clou et propose, pour célébrer l'événement, des vols à 9,99 euros. Beauvais devient la quatrième base de Ryanair en France après Marseille, Bordeaux et Toulouse.

La santé économique de la compagnie est bonne et Ryanair serait sur le point de commander quelques dizaines de 737 MAX supplémentaires à Boeing. Ce qui viendrait à point nommé pour cet appareil dont l'interdiction de vol vient d'être levée après plus de 20 mois durant lesquels il est resté cloué au sol.

La valeur de chaque appareil est estimée à environ 125 millions de dollars (103,52 millions d'euros) selon le prix catalogue, mais le tarif réel est généralement inférieur de moitié. Il pourrait même être beaucoup plus faible pour un client aussi stratégique que Ryanair, ont indiqué des sources à Reuters.

Par Jean-Baptiste Huet avec Pauline Dumonteil