BFM Business

Jean-Baptiste Djebbari: les 7 milliards d'aide à Air France ce n'est "pas pour payer des plans sociaux"

Le secrétaire d'Etat en charge des transports a rappelé sur BFMTV-RMC que l'aide apportée par l'Etat à la compagnie aérienne doit lui permettre de "survivre" et de "payer les salaires".

Comme toutes les compagnies aériennes dans le monde, Air France sort très fragilisée par la crise du Coronavirus. La compagnie aérienne a présenté aux syndicats un plan de restructuration qui prévoit 7500 suppressions d'emplois. Un projet qui peut choquer, alors que l'Etat lui a versé 7 milliards d'euros d'aides.

La France a donné 7 milliards, pas pour payer des plans sociaux. C’est 7 milliards pour survivre, pour payer les salaires, explique ce mercredi Jean-Baptsite Djebbari, secrétaire d'État auprès de la ministre de la Transition écologique et solidaire, chargé des Transports, sur BFMTV-RMC.

Ce plan d'aide était soumis à condition, ce que rappelle le secrétaire d'Etat.

L’Etat a prêté 7 milliards pour qu’Air France prenne des engagement environnementaux, ce qu’elle a fait, et qu’elle puisse reconstruire son outil industriel, en restructurant son réseau court courrier, parce que c’est necessaire.

Mais il y aussi des engagements sur l'emploi.

On aussi demandé à Air France d’avoir le moins de départs contraints. Il y a un accord de performances collectives qui a été signé par les pilotes il y a une semaine, détaille le secrétaire d'Etat.

Aurillac, Limoges, Brive seront toujours desservies par avion

La restructuration du réseau domestique, qui perd chaque année 200 millions d'euros, va aussi avoir des conséquences sur l'emploi. Mais il est encore trop tôt pour en connaître les détails, des discussions devant être conduites avec les terriroires concernés.

Avec la contraction du réseau domestique de 40%, il y aura donc trop de sites de maintenance, il y en a en Bretagne, à Lille, à Paris, Lyon …Il y aura trop de sites pour faire la maintenance de manière rationnelle sur le plan économique, concède le secrétaire d'Etat. Il est donc trop tôt pour dire si le site de maintenance de Morlaix est condamné.

Si le train sera privilégié pour certaines dessertes, certaines liaisons aériennes vont perdurer.

"Une partie des vols est subventionnée, et va le rester. Je pense à Aurillac, Brive, Limoges, ce sont des vols d’aménagement du territoire", assure Jean-Baptiste Djebbari.
Coralie Cathelinais