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Pourquoi cet examen met en colère autant les taxis que les VTC

Pour les taxis et les VTC, cet examen est si simple qu'il va créer un tsunami de chauffeurs qui ne permettra ni aux uns, ni aux autres d'être rentables.

Pour les taxis et les VTC, cet examen est si simple qu'il va créer un tsunami de chauffeurs qui ne permettra ni aux uns, ni aux autres d'être rentables. - Lionel Bonaventure - AFP

"Dès le 5 avril, au lieu d'une formation de 250 heures, il faudra répondre à un questionnaire à choix multiples pour devenir conducteur de VTC. Sans surprise, les taxis s’insurgent contre cette sélection trop facile, et cette fois, les VTC en activité sont d’accord avec eux."

Rien n’y fait, chaque initiative prise pour améliorer le transport de personne fait un flop. Parfois ce sont les taxis qui craignent pour leur avenir, d’autres fois, ce sont les chauffeurs de VTC qui s’inquiètent pour leur revenu. Bref, personne n’est jamais d’accord sur la manière de réguler ce secteur. Mais, cette fois, le QCM (questionnaire à choix multiples) de 110 questions qui servira dès le 5 avril à sélectionner les VTC fait l’unanimité contre lui.

Pour pratiquer leur métier, les taxis doivent passer un diplôme qui vérifie qu’ils connaissent la législation ainsi que le plan des villes dans lesquelles ils travaillent. A Paris, il faut connaitre plus de 2.000 noms de rues et la manière la plus rapide d'y accéder selon l'heure.

Quant aux VTC, leur inquiétude est tout autre. Pour eux qui espéraient un numerus clausus pour limiter le nombre de chauffeurs, l’examen est si simple qu’il va conduire à "un tsunami" de nouveaux chauffeurs. "Cette augmentation de main d’œuvre amènera forcément de nouvelles baisses tarifaires des applications, et une concurrence très difficile à battre pour ceux qui développent eux même leur activité. Adieu la rentabilité!", s’alarme le site "Adopte un VTC" qui publie le type de questions qui seront posées le 5 avril.

L’examen se compose de six épreuves portant sur la réglementation, la sécurité routière, la gestion d’une entreprise, la relation client, la compréhension de la langue française et celle de l’Anglais. Pour le valider il faut avoir une note d’au moins 12 sur 20.

Pour savoir si vous pourriez être un bon chauffeur, voici une sélection des questions posées aux candidats.

Pour accéder à la profession de conducteur de VTC à partir d’avril 2016, il faudra :

A - Suivre une formation.

B - réussir un examen.

C - Avoir une expérience professionnelle de conducteur de véhicule léger dans les 5 ans précédant la demande de carte professionnelle.

Un conducteur de VTC en tant qu’entrepreneur individuel

A - Est responsable du paiement de ses dettes à hauteur de son capital.

B - N’est pas responsable du paiement de ses dettes.

C - Est responsable du paiement de ses dettes sur ses biens individuels et ceux de l’entreprise.

Pour les conducteurs de VTC en mission, il est conseillé de porter:

A - Un costume sombre.

B - Des lunettes noires.

C - Une cravate.

D - Une montre de valeur.

Une altération du rapport à la règle signifie:

A - Un renforcement de l’application des règles par les forces de l’ordre.

B - Une diminution de l’application des règles par les forces de l’ordre.

C - Une amélioration de l’acceptation des règles par les usagers.

D - Une diminution de l’acceptation des règles par les usagers.

Complétez correctement la phrase: "My plane was scheduled at eight but it was …" (NDLR: Selon nous, la phrase aurait dû être : « My plane was scheduled at eight but it has been …).

A - Delayed.

B - Retarded.

C - Differed.

Pascal Samama