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Elon Musk: feu vert pour son projet fou d'internet à haut débit par satellite

Space X est autorisé à lancer son projet Starlink de déploiement d’une constellation de microsatellites (4425) en orbite basse.

Space X est autorisé à lancer son projet Starlink de déploiement d’une constellation de microsatellites (4425) en orbite basse. - Space X

Le régulateur américain a autorisé Space X à mettre sur orbite une myriade de 4425 satellites en orbite basse capables de fournir l'accès à internet sur toute la terre.

Encore un projet très ambitieux, voire démesuré d'Elon Musk? Le régulateur américain des télécoms, la FFC (Federal Communications Commission), a autorisé le projet Linkstar de SpaceX. Il consiste à lancer une constellation de 4425 satellites placés en orbite basse, censée fournir des accès internet à haut débit sur tout la planète. Un premier essai réussi de lancement de deux premiers satellites a été effectué en février 2018.

"Ceci est la première approbation d'une constellation de satellites sous licence américaine pour fournir des services à large bande en utilisant une nouvelle génération de technologies satellitaires en orbite terrestre basse" souligne le régulateur américain.

Cette autorisation est venue deux jours avant le lancement, réussi ce vendredi 30 mars, de la cinquième "salve" de 10 satellites sur un total de 75 prévus, effectué depuis la base californienne de Vandenberg par la fusée Falcon 9 de Space X pour le compte d'Iridium.

L'autorisation porte sur la mise sur orbite d'une myriade de satellites placés à 1150 kilomètres d'altitude et utilisant différentes fréquences dans les bandes Ka (20/30 GHz) et Ku (11/14 GHz) pour fournir une connectivité Internet mondiale au niveau terrestre.

Le projet Starlink de Space X vient rivaliser avec des projets similaires de constellation satellitaires placés en orbite basse (non-géostationnaire) pour fournir des services à large bande en utilisant la technologie par satellite comme celui de OneWeb, lui aussi autorisé par la FCC.

Six ans pour mettre 1600 satellites sur orbite

En revanche, le régulateur américain a mis la pression sur la firme d'Elon Musk en lui imposant un calendrier serré de six ans pour la mise sur orbite de sa constellation. Space X a fait remarquer que pour lancer 4425 satellites sur la période, il lui faudrait tenir la cadence "infernale" de 60 satellites par mois". La FCC l'a autorisé à en lancer moins, à condition de s’engager à propulser 1600 satellites sur les six prochaines années.

Le projet Starlink prévoit le lancement complémentaire d'une constellation de 7500 satellites placés en orbite plus basse (placés à 500 km d'altitude) qui devront à leur tour décrocher une autre autorisation de la FCC américaine.

Frédéric Bergé