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Rejet la reprise du site de Blanquefort: l'Etat pourrait ne plus acheter de voitures à Ford

Le porte-parole du gouvernement a réagi ce jeudi 24 janvier 2019 sur Radio Classique à la création d'une liste gilets jaunes en vue des élections européennes. (Photo d'illustration)

Le porte-parole du gouvernement a réagi ce jeudi 24 janvier 2019 sur Radio Classique à la création d'une liste gilets jaunes en vue des élections européennes. (Photo d'illustration) - Ludovic Marin - AFP

L'attitude de Ford, qui a rejeté l'offre de reprise du site de Blanquefort, ne passe pas auprès du gouvernement. Benjamin Griveaux estime que le constructeur pourrait être exclu des marchés publics.

Ford pourrait se voir privé des marchés publics français. C'est ce qu'à laissé entendre le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux. "Je crois savoir que Ford soumissionne à des marchés publics, puisqu'il y a des voitures de la police nationale de marque Ford", a-t-il mis en avant dans une interview sur France 2.

"Si une entreprise ne joue pas le jeu, plante des sites, ne respecte pas des salariés et ne respecte pas le travail qui a été fait en partenariat avec l'Etat, on a aussi les moyens de faire en sorte que (c)es entreprises ne puissent pas être retenues, tout en respectant le code des marchés publics", a-t-il poursuivi. "Il y a un peu de patriotisme à avoir", a insisté le porte-parole du gouvernement, en appelant à "trouver une solution, qu'elle soit temporaire ou pas, qui permette de maintenir l'activité sur le site de Blanquefort".

850 salariés sur la sellette

Ford a rejeté la semaine dernière une offre de reprise, soutenue par le gouvernement, du site de Blanquefort par le groupe franco-belge Punch Powerglide. Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire avait alors dénoncé une "trahison" et demandé à l'Américain de revoir sa décision qui concerne 850 salariés.

Emmanuel Macron avait par la suite qualifié d'"hostile et inacceptable" la décision de Ford de fermer cette usine. Le projet de reprise de la société franco-belge Punch devait préserver 400 emplois. Le groupe américain a estimé qu'un plan social était préférable à un projet de reprise qu'il a toujours jugé fragile.

C.C. avec AFP