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BMW, Daimler et Volkswagen soupçonnés d'entente par Bruxelles

Un concept car BMW, l'un des constructeurs visés par l'enquête

Un concept car BMW, l'un des constructeurs visés par l'enquête - NICOLAS ASFOURI / AFP

La Commission européenne vient d'annoncer l'ouverture d'une enquête approfondie visant les trois constructeurs automobiles allemands. Elle les soupçonne de s'être entendus pour éviter que les technologies de réduction des émissions polluantes n'handicapent leurs ventes.

Les géants de l'industrie automobile allemande ont-ils pris le risque de s'entendre pour éviter que le développement et le déploiement de technologies permettant de limiter les émissions polluantes les pénalisent? L'Union européenne a ouvert ce mardi une enquête sur une éventuelle entente entre les constructeurs automobiles BMW, Daimler et le groupe Volkswagen. La Commission européenne veut savoir s'ils ont convenus de ne pas se livrer concurrence en matière de technologies de réduction d'émissions polluantes, trois ans après l'éclatement du scandale Dieselgate. Cette enquête approfondie est lancée par la commissaire européenne à la Concurrence Margrethe Vestager.

Selon des informations recueillies par la Commission, BMW, Daimler, Volkswagen (ainsi que Audi et Porsche) auraient participé à des réunions où ont été évoqués le développement et le déploiement de technologies permettant de limiter les émissions nocives des gaz d'échappement des voitures. Plus particulièrement, la Commission examine si ces entreprises se sont entendues pour limiter le développement et le déploiement de certains systèmes de contrôles des émissions, comme les filtres à particules et le systèmes de réduction catalytique sélective (SCR) efficaces contre les oxydes d'azote.

Daimler pourrait bénéficier d'une clémence 

Selon la presse allemande, Daimler (Mercedes-Benz) a avoué en premier l'existence de cette vaste entente entre les constructeurs allemands. Dans ce genre d'affaires, le premier qui parle bénéficie généralement de la clémence des autorités de la concurrence. 

La Commission européenne peut infliger de lourdes amendes aux entreprises qui s'entendent entre elles. Le record a été atteint le 19 juillet 2016. L'Union européenne avait alors infligé une amende de 2,93 milliards d'euros à quatre fabricants européens de camions, accusés de s'être entendus pendant 14 ans sur les prix de vente de leurs poids lourds.

Anne-Katell Mousset avec AFP