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 À Tokyo, Carlos Ghosn s'oppose à la poursuite de sa détention

Carlos Ghosn a déposé plainte contre le parquet de Tokyo.

Carlos Ghosn a déposé plainte contre le parquet de Tokyo. - Martin BUREAU / AFP

Inculpé pour dissimulation de revenus, le dirigeant a déposé une plainte conte le parquet de Tokyo après la décision de le maintenir en détention, au moins jusqu'au 20 décembre.

Carlos Ghosn est bien parti pour passer Noël en prison. Inculpé pour dissimulation de revenus ce lundi, le dirigeant voit en effet sa garde à vue prolongée, au moins jusqu'au 20 décembre, mais avec la possibilité qu'elle aille au-delà.

Aucun traitement de faveur

Pour protester contre cette décision du parquet de Tokyo, Carlos Ghosn a déposé une plainte auprès du tribunal de district de la capitale japonaise. Le parquet reproche officiellement au PDG suspendu de Renault et de l'alliance Renault-Nissan de ne pas avoir déclaré l'intégralité de sa rémunération versée par Nissan de 2010 à 2015. Il a prolongé sa détention en élargissant officiellement son enquête aux trois années suivantes. Il devrait s'écouler plusieurs mois avant que Carlos Ghosn ne soit jugé et il est fréquent que les suspects ne soient pas libérés sous caution pendant cette période, précise l'agence Reuters.

Selon une source au fait du dossier citée par l'agence de presse, l'ancien patron de Nissan ne bénéficie d'aucun traitement de faveur en prison, où il est détenu dans une petite cellule avec un accès limité à la douche. Aucun commentaire n'a pu être obtenu auprès de l'avocat de Carlos Ghosn, Motonari Otsuru.

Conseil d'administration chez Renault jeudi

Un conseil d'administration se tient ce jeudi chez Renault et pourrait prendre une nouvelle décision concernant son PDG, jusqu'ici simplement suspendu, faute d'éléments suffisant parvenu au constructeur français, et remplacé par une direction intérimaire menée par Thierry Bolloré. La décision de démettre officiellement Carlos Ghosn de ses fonctions, comme l'ont fait Nissan et Mitsubishi, dépend en grande partie de la position de l’Etat français, principal actionnaire de Renault.

Julien Bonnet