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TER trop larges: "pas d'erreurs" de la SNCF et de RFF

1.300 quais de gares sur les 8.700 que compte le réseau français sont inadaptées aux nouveaux TER.

1.300 quais de gares sur les 8.700 que compte le réseau français sont inadaptées aux nouveaux TER. - -

Après avoir reçu le rapport d'enquête sur les nouveaux TER inadaptés à certains quais de gare, qui vont coûter 50 millions d'euros en aménagements, le ministre du Transport a dédouané la SNCF et RFF ce 26 mai.

Le secrétaire d'État aux Transports Frédéric Cuvillier a déclaré, lundi 26 mai lors d'une conférence de presse, qu'il n'y a pas eu d'erreur dans les commandes de trains, dont la largeur, supérieure à celle de leurs prédécesseurs, a nécessité de raboter certains quais.

"J'ai souhaité que toutes les commandes de trains soient conditionnées par l'évaluation de l'impact sur l'infrastructure", a-t-il indiqué, lors de la présentation du rapport que lui ont remis lundi, à sa demande, SNCF et le gestionnaire d'infrastructures Réseau ferré de France (RFF).

Selon les informations du Parisien, ce 26 mai, l'enquête interne pointe toutefois un "manque de communication et de coordination entre la SNCF et RFF", à l'origine de la "découverte tardive que les nouveaux matériels excèdent de quelques centimètres la largeur de 1.300 quais de gares sur les 8.700 que compte le réseau français".

Tollé dans le monde politique

L'histoire a été révélée mercredi 21 mai par le Canard enchaîné. La SNCF a commandé à Alstom et Bombardier 4.000 nouvelles voitures de trains régionaux, qui se sont révélées trop larges pour entrer dans 15% des gares françaises. Il en coûtera au minimum 50 millions d'euros.

Tollé dans le monde politique. Ségolène Royal, ministre de l'Ecologie, Frédéric Cuvillier, des Transports, et Jean-Christophe Cambadélis, secrétaire général du PS, se sont placés en tête de ligne de la contestation.

SNCF et RFF s'expliquent: le trafic a augmenté de 40% en France et de 50% en Ile-de-France, il fallait plus de capacités. Le réseau ferré date du 19ème siècle, il fallait de toute façon le rénover. Le budget des travaux est déjà provisionné, et ils vont s'étendre jusqu'à fin-2016.

Mais dans le cadre d'une réforme du ferroviaire qui inquiète, et alors que la dette du train français dépasse les 30 milliards d'euros, les deux groupes n'ont pas convaincu.

Guillaume Pépy, le patron de la SNCF, et son homologue à RFF, Jacques Rapoport, seront auditionnés par les parlementaires dans les tous prochains jours.

N.G. avec AFP