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En quoi consiste la prime au travail voulue par Xavier Bertrand?

Le Président de la région Hauts-de-France et candidat à la Présidentielle 2022 était sur le plateau de Good Morning Business à l'occasion du Tour de France de la reprise qui fait étape ce jeudi à Lille.

C'est une des mesures phares pour relancer le pouvoir d'achat que Xavier Bertrand veut appliquer s'il est élu président de la République: la prime au travail.

Invité sur le plateau de Good Morning Business à l'occasion du Tour de France de la reprise qui fait étape ce jeudi à Lille, il explique: "Avec moi, celui qui travaille gagnera plus.

"Il y a une première mesure qui s'appelle la prime au travail: un salarié, à temps complet, en France fin 2022 gagnera au minimum 1500 euros net par mois".

Et d'ajouter: "le Smic est à 1259 euros aujourd'hui, franchement, pour s'en sortir, c'est pas possible". "La prime au travail va beaucoup plus loin que la prime d'activité, elle est liée au salaire pas à la situation familiale qui est injuste. Ca ne coûtera rien aux chefs d'entreprise".

Mais cette mesure aurait un coût important pour les caisses de l'Etat: 5 milliards d'euros par an selon le candidat, qui viendraient s'ajouter aux 10 milliards de la prime d'activité.

En quoi consisterait exactement cette prime?

  • Son objectif est le même que la prime d'activité, à savoir soutenir les personnes qui travaillent et qui touchent de faibles revenus mais le dispositif sera différent.
  • Elle concernera les travailleurs dont le salaire est inférieur ou égal à 2000 euros net par mois (contre 1798 euros net pour la prime d'activité).
  • La prime sera individualisée et indépendante des revenus du foyer (qui sert de base de calcul à la prime d'activité et qui exclut certains ménages).
  • Grâce à cette individualisation, la prime au travail pourrait concerner "la moitié des salariés français et une grande partie des travailleurs indépendants", a expliqué Xavier Bertrand sur Sud Radio, ce mercredi.
  • Elle sera dégressive en fonction du revenu des bénéficiaires mais sera indépendante des heures supplémentaires qui pourraient ponctuellement faire baisser la prime. Une augmentation de la charge de travail ne serait pas prise en compte dans son calcul.
  • Enfin, pour éviter un effet de déperdition (ceux qui ont droit à une prime mais qui n'en font pas la demande), la prime à l'emploi sera automatiquement versée aux salariés sur leurs fiches de paie. L'Etat remboursera alors les entreprises.
Olivier Chicheportiche Journaliste BFM Business