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Tsipras dénonce "les dissensions" entre l'UE et le FMI

Alexis Tsipras a assuré que les retards pris par la mise en place des réformes ne sont dans l'intérêt de personne.

Alexis Tsipras a assuré que les retards pris par la mise en place des réformes ne sont dans l'intérêt de personne. - Angelos Tzortzinis - AFP

La Grèce a envoyé son projet de réformes des retraites début janvier aux créanciers mais "nous n'avons aucune réponse officielle jusqu'ici de la part des institutions, ce qui est dû aux dissensions entre elles", a déploré le Premier ministre grec.

Si les réformes tardent à être mises en œuvre, ce n'est pas de la faute de la Grèce mais celle de ses créanciers. C'est l'argument mis en avant par Alexandre Tsipras. Le Premier ministre grec dénonce les retards de l'évaluation de l'avancement des réformes en Grèce réclamées par les créanciers du pays (UE et FMI) "en raison des dissensions entre les institutions", dans un entretien paru ce 14 février dans le quotidien Avghi, proche de son parti de gauche Syriza. Ce retard "n'est dans l'intérêt de personne", a-t-il assuré.

La Grèce a envoyé son projet de réformes des retraites début janvier aux créanciers mais "nous n'avons aucune réponse officielle jusqu'ici de la part des institutions, ce qui est dû aux dissensions entre elles", a déploré Alexandre Tsipras.

Il y a dix jours, un premier round de discussions avait eu lieu à Athènes entre une équipe de représentants des créanciers et les autorités grecques sur le plan de réformes, mais sans aboutir à une conclusion. Cette équipe devrait revenir prochainement à Athènes pour continuer les négociations, selon le gouvernement.

Le FMI attend un plan "crédible"

Jeudi, le FMI a émis des critiques sur les réformes grecques en estimant que "des hypothèses trop optimistes feront très vite ressurgir des craintes d'un Grexit et obscurcir le climat des affaires". "Nous attendons encore de voir un plan crédible qui permettrait à la Grèce d'atteindre ses objectifs très ambitieux d'excédent budgétaire primaire (hors charges de la dette, ndlr)", a déclaré Poul Thomsen, chef du département Europe du Fonds, dans un blog publié par le FMI.

Dans la foulée, Athènes avait rejeté ces critiques en estimant que "sur le fond, Poul Thomsen demande l'application d'un programme radicalement différent de celui convenu" entre Athènes et la zone euro en juillet, lors de l'accord passé sur un nouveau prêt accordé au pays pour le maintenir dans la zone euro. De son côté l'UE a estimé jeudi que "l'ampleur des mesures requises était dans la ligne de ce qui a été convenu" dans le cadre de l'accord de juillet.

C.C. avec AFP