BFM Business

Réforme des retraites: Delevoye recevra tous les syndicats d'ici au 5 décembre

"Nous rencontrons à nouveau les organisations syndicales entre maintenant et le 5 décembre, comme il était prévu, chacun au moins une fois", a précisé Jean-Paul Delevoye, haut-commissaire aux Retraites.

"Nous rencontrons à nouveau les organisations syndicales entre maintenant et le 5 décembre, comme il était prévu, chacun au moins une fois", a précisé Jean-Paul Delevoye, haut-commissaire aux Retraites. - Eric Feferberg-AFP

Le haut-commissaire aux Retraites recevra "toutes les organisations syndicales entre maintenant et le 5 décembre", a-t-il déclaré ce vendredi matin.

Tous les partenaires sociaux seront reçus par le le haut-commissaire aux Retraites avant la journée de grève et de protestation du 5 décembre contre le projet de réforme défendu par Jean-Paul Delevoye. "Nous rencontrons à nouveau les organisations syndicales entre maintenant et le 5 décembre, comme il était prévu, chacun au moins une fois", a-t-il précisé sur LCI.

"Je terminerai un peu avant le 5 décembre mes rencontres, pour faire en sorte que le 8, le 9 ou le 10 je puisse en présenter les conclusions au Premier ministre et de là, avant la fin de l'année, il précisera le projet, son architecture et le passage au Parlement".

Devant le Conseil économique, social et environnementale, le 12 septembre, le Premier ministre Edouard Philippe avait "indiqué que la loi serait votée avant la fin de la session parlementaire du premier semestre 2020", a rappelé Jean-Paul Delevoye. Mercredi, "il a reprécisé le calendrier, moi je suis en cours de discussions avec les organisations syndicales, nous allons accélérer un peu le calendrier", a-t-il ajouté.

Interrogé sur la "clause du grand-père" qui repousserait la réforme aux seuls nouveaux entrants aujourd'hui dans le monde du travail, le haut commissaire a précisé que "cela fait partie des hypothèses mais sa généralisation effectivement est écartée".

La génération née en 1963 ne devrait pas être concernée

Mais depuis qu'Édouard Philippe l'a évoqué publiquement, le décalage de l'entrée en vigueur de la réforme, prévue initialement en 2025 pour commencer à s'appliquer aux salariés nés en 1963, fait d'ores et déjà partie de la négociation à venir, plusieurs hypothèses restant encore à l'étude.

Nous avions préconisé que si la loi était votée en 2020, c'était la génération 1963 (qui était concernée), pourquoi? Parce que c'était la génération qui avait 62 ans en 2025", a-t-il expliqué. Mais "ce projet-là, c'est sur les 40, 50, 60 prochaines années, c'est pas à une année, deux années, cinq années près", a-t-il assuré, précisant que "ce débat est sur la table, c'est la borne que j'ai proposée dans mon rapport mais elle peut parfaitement changer".

"Faut-il une date unique? Selon les situations, on peut avoir une diversité de situations qui amène une diversité de réponses", a-t-il suggéré. "Tout est sur la table."

Frédéric Bergé avec AFP