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Prélèvement à la source: "Je souhaite que nous tenions le calendrier", assure Buno Le Maire

Invité de BFMTV, le ministre de l'Économie a indiqué que la réforme serait bien mise en oeuvre en janvier "si les garanties techniques sont réunies".

Alors que le gouvernement hésite toujours à reporter la mise en oeuvre du prélèvement à la source, Bruno Le Maire a assuré dimanche que la décision ne serait pas politique.

"Je souhaite que nous tenions le calendrier sous réserve que nous ayons les garanties techniques", a ainsi déclaré le ministre de l'Économie au micro de BFMTV. Si tel était le cas, "rien ne justifierait" un report, a-t-il affirmé.

Une manière de répondre à François Hollande et à l'ex-secrétaire d'État au Budget Christian Eckert, qui avait tous deux pointé un "choix politique" en cas de report. Mais aussi à Gérald Darmanin, qui avait fait part des craintes gouvernementales concernant les "effets psychologiques" de la réforme.

"Une transformation très lourde"

L'intervention de Bruno Le Maire intervient le jour de la diffusion d'une note "confidentielle" de Bercy dans Le Parisien, faisant état de problèmes techniques en série lors de la phase de test du prélèvement à la source. Gérald Darmanin avait réagi un peu plus tôt, assurant que ces problèmes avaient été résolus.

"C'est une transformation qui est très lourde", a reconnu le locataire de Bercy, mais la retenue de l'impôt à la source "est une bonne mesure, qui va simplifier la vie des Français". Même si, selon lui, la question de la forme n'est pas l'essentiel: "ce qui compte, ce n'est pas la manière dont on prélève l'impôt mais le montant de l'impôt".

Y.D.