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Péages sans barrières, covoiturage, taxe... les mesures du gouvernement pour faciliter les déplacements

Dans sa loi sur les mobilités qui arrivera au parlement au printemps, le gouvernement prévoit, entre autres, de développer les péages sans barrières et de créer un "forfait mobilité" de 400 euros net d'impôts pour ceux qui se rendent au travail en covoiturage ou à vélo.

Outre ses réformes sociales, le gouvernement va ouvrir un nouveau chantier: celui des transports. Le projet de loi d’orientation des mobilités, dont l'objectif est de faciliter les déplacements, doit arriver à l'Assemblée nationale au plus tard au printemps. Celui-ci doit notamment fixer un cadre pour la mise en place de péages urbains dans les grandes villes. Il contient également d'autres mesures dévoilées par Le Parisien.

Des péages sans barrières

Parmi elles, figure l'idée de développer des péages autoroutiers sans barrières. Les automobilistes paieraient via un badge, reconnu par des capteurs, ou par l'identification de leur plaque d'immatriculation. Ces détails restent à préciser. Le problème de ce procédé dit du "flux libre" est qu'il rend la fraude plus facile (son taux pourrait passer de 0,2% à 5%) ce qui coûterait 500 millions d'euros à l'État, souligne le quotidien. Un durcissement des sanctions est prévu pour dissuader les potentiels fraudeurs.

Concernant la fraude, non pas des automobilistes mais des constructeurs, l'État doit renforcer ses contrôles pour éviter un nouveau "dieselgate", ce scandale qui consistait pour les industriels à truquer les émissions de CO2 de leurs véhicules diesel. Mais cette plus grande vigilance a un coût et, pour le financer, le gouvernement réfléchit à plusieurs options dont une taxe de 3 euros sur la carte grise qui rapporterait 7,5 millions d'euros.

Un forfait mobilité de 400 euros net d'impôts

Le gouvernement veut également encadrer les tarifs du covoiturage pour s'assurer qu'il s'agit bien d'un partage de frais et que certains n'en profitent pas pour gagner de l'argent. Pour encourager le covoiturage ou l'usage du vélo pour les trajets vers son lieu de travail, les entreprises pourront, si elles le veulent, verser un "forfait" annuel mobilité de 400 euros exonéré d'impôts et de cotisations.

Enfin, il sera possible pour les femmes et personnes seules de descendre d'un bus quand elles le veulent, sans avoir besoin d'attendre d'être à un arrêt. Cette mesure a pour but de lutter contre le harcèlement dans les transports en commun. Pratiqué à l'étranger, ce principe est testé à Nantes.

J.-C.C.