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Hébergements, transports, cafés: ces règles à connaître pour éviter les déconvenues en vacances

La DGCCRF publie les conseils à suivre pour éviter les arnaques en vacances

La DGCCRF publie les conseils à suivre pour éviter les arnaques en vacances - Pascal GUYOT / AFP

La DGCCRF publie un guide pratique dans lequel elle donne les conseils à suivre en vacances pour éviter tout désagrément, lors de la réservation en ligne, du voyage, jusqu'à l'arrivée sur les lieux et la découverte de son hébergement.

Alors que les vacances d’été battent leur plein, des millions Français s’apprêtent encore à mettre les voiles pour se ressourcer. À cette occasion, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a mis en ligne un guide pratique repéré par LCI dans lequel elle délivre ses conseils afin d’éviter les arnaques et autres déconvenues sur son lieu de vacances. Tour d’horizon. 

Réservation sur les plateformes en ligne

C’est la première étape et elle peut parfois prendre du temps. Choisir son lieu de vacances s’avère en effet souvent complexe. C’est pourquoi de nombreux vacanciers passent par les plateformes de réservation en ligne pour avoir un vaste choix d’hébergements. Mais celles-ci peuvent apporter leur lot de mauvaises surprises. Pour ne pas se faire avoir et connaître tous les éléments nécessaires, la DGCCRF conseille notamment de se rendre sur le site de l’hôtel choisi sur la plateforme ou sur le site d’autres plateformes afin de comparer les tarifs appliqués.

Surtout, "méfiez-vous des mentions alarmistes telles que ‘A saisir, plus qu’une chambre’ ou ‘Six autres personnes regardent cet hôtel'", préconise l’autorité dépendante du Ministère de l’Économie. En effet, "il est possible que le site que vous visitez n’ait qu’une seule chambre attribuée par l’hôtel. Cela ne signifie pas forcément que cet établissement n’a plus d’autres chambres disponibles sur l’ensemble de ses canaux de vente".

Retards et annulations dans les transports

Train, voiture, avion… Les vacanciers se doivent également de connaître leurs droits en cas de problème. Notamment s’agissant des retards et annulations. Pour les trajets en autocar par exemple, le passager peut se faire rembourser le prix de son billet dans un délai de 14 jours en cas de retard de plus de 120 minutes du fait du transporteur et à condition qu’il renonce à son trajet. Par ailleurs, en cas d’annulation ou d’un retard de plus de 90 minutes pour un voyage dont la durée excède trois heures, le transporteur doit offrir gratuitement au passager des collations, repas ou rafraîchissements. À noter enfin qu’il est conseillé de se présenter 30 minutes avant l’heure de départ, l’embarquement n’étant plus garanti 15 minutes avant.

Si le voyageur décide de prendre l’avion, une indemnisation lui est due en cas d’annulation ou de retard de son vol. Celle-ci oscille entre 125 euros (retard de moins de deux heures pour les vols de moins de 1500 km) et 600 euros (retard de plus de quatre heures pour les vols de plus de 3500 km). Si le vol est annulé, il peut en bénéficier qu’il choisisse de se faire rembourser son billet, et donc de renoncer à son vol, ou qu’il accepte un réacheminement sur un autre vol, auquel cas la compagnie aérienne est tenue de prendre en charge l’ensemble des frais d’hôtel, de restauration, etc.

Dans le cas d’un voyage en train, un retard de 30 à 50 minutes donne droit à une indemnisation en bon d’achat correspondant à 25% du prix du billet. Si le retard est compris entre une et deux heures, la compensation est la même mais peut se faire par virement en euros. Enfin, elle est de 50% du prix du billet par virement pour les retards de deux à trois heures et de 75% pour les retards de plus de trois heures. En cas d’annulation, l’intégralité du billet est remboursée.

Sur la route

Le voyageur peut également opter pour la voiture. Il y a alors de fortes chances qu’il emprunte une autoroute. À cet égard, la DGCCRF communique quelques règles à connaître en cas de panne. Elle précise notamment que le dépanneur doit arriver sur les lieux dans les trente minutes qui suivent l’appel à la borne d’urgence et rappelle que les tarifs sont réglementés. Par exemple, le remorquage et l’intervention d’une durée de 30 minutes sont facturés 126,93 euros TTC pour un véhicule dont le PTAC est inférieur à 3,5 tonnes.

La DGCCRF se penche également sur le covoiturage. Avec ce mode de transport, le conducteur qui effectue le déplacement "pour son propre compte" n’a pas à s’engager à effectuer ce déplacement. Autrement dit, il a parfaitement le droit de l’annuler si le nombre de passagers ne lui permet pas de partager les coûts par exemple.

Enfin, si le vacancier a besoin de prendre un taxi sur son lieu de vacances, la DGCCRF prodigue là-encore quelques conseils. Pour éviter toute arnaque avec un chauffeur clandestin, elle rappelle qu’un taxi professionnel doit être équipé d’un dispositif extérieur lumineux portant la mention "taxi", d’un compteur pour connaître la durée du trajet et la somme à payer, une imprimante connectée au taximètre pour éditer la note de la course ainsi qu’un terminal de paiement visible du passager permettant de régler par carte bancaire. Qu’il s’agisse d’un taxi ou d’un VTC, tous les professionnels du secteur doivent remettre au client, avant paiement, une note récapitulative lorsque le montant de la course est supérieur ou égal à 25 euros. 

Hébergements

Une fois arrivé à destination, le vacancier peut découvrir son hébergement. Il est toutefois conseillé de ne pas arriver trop tôt, la chambre ne pouvant généralement être exigée avant 17 heures. À l’inverse, il aura tout intérêt à contacter l’exploitant en cas d’arrivée tardive car ce dernier peut disposer de sa chambre après 19 heures.

Rappelons par ailleurs qu’un hôtelier n’a, en théorie, pas le droit de refuser de recevoir des enfants dans son établissement puisqu’il s’agirait de discrimination. Toutefois, "certains hôteliers peuvent prétexter que les cris des nourrissons sont gênants ou déclarer simplement que l’hôtel est complet ou démuni de lits supplémentaires. Il n’est pas évident de démontrer la mauvaise foi de l’hôtelier", ajoute la DGCCRF. De la même manière, l’hôtel ne peut pas refuser de recevoir des personnes célibataires même s’il estime qu’il perd le bénéfice éventuel d’une ou plusieurs pensions ou demi-pensions. L’hôtelier n’a pas non plus le droit de lui faire payer des prestations supplémentaires au prétexte qu’il est seul.

Dans le cas d’une location saisonnière à un particulier ou un professionnel, le bailleur peut faire varier les prix en fonction du nombre d’occupants. "Si rien ne justifie une telle pratique, rien ne l’interdit non plus, car le prix n’est pas la contrepartie d’un service rendu, mais de la mise à disposition d’un logement", poursuit la DGCCRF.

Cafés et restaurants

Pour les vacanciers désireux de prendre du bon temps au café ou au restaurant, quelques règles peuvent être utiles à savoir et notamment les obligations qui incombent à l’établissement. Par exemple, le cafetier n’a pas le droit de refuser de servir un simple café en terrasse. Il ne peut pas non plus refuser de changer la consommation si celle qui est servie n’est pas suffisamment fraîche ou chaude, de rembourser les frais de pressing si le client a été taché à cause du service… Il doit également ouvrir les boissons en bouteille en présence du client.

À l’inverse, il a le droit de refuser à un client d’utiliser le téléphone privé ou professionnel ou encore l’accès aux toilettes pour les personnes qui ne consomment pas. Il peut également refuser de servir un verre d’eau gratuit car, contrairement à la légende, celui-ci n’est pas obligatoire si le client ne commande pas à manger.

Paul Louis