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Le Mondial féminin dope la fréquentation des hôtels dans les villes hôtes

Les joueuses de l'Équipe de France face à la Corée du Sud en match d'ouverture

Les joueuses de l'Équipe de France face à la Corée du Sud en match d'ouverture - FRANCOIS XAVIER MARIT / AFP

Trois jours après le début de la compétition, les hôteliers des neuf villes hôtes se réjouissent de voir leurs établissements pris d'assaut par les supporters de tous les pays.

Une belle surprise après un hiver 2018-2019 particulièrement décevant. Alors que la France accueille sur son sol la Coupe du Monde de football féminin débutée vendredi, les professionnels du tourisme des neuf villes hôtes ont le sourire.

Et pour cause, les établissements touristiques font part d’une forte hausse de fréquentation grâce à l’engouement qui entoure la compétition (995.000 billets vendus sur 1,3 million pour le moment, dont 30% aux visiteurs étrangers), selon Les Échos.

Les taux d'occupation en forte hausse

Selon l’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie (Umih), Valenciennes -où se joueront six des 52 matchs du Mondial- fait partie des grandes gagnantes avec "95% des hôtels" qui affichent déjà complets. Par rapport à un mois de juin classique, la ville enregistre 25 à 30.000 nuitées supplémentaires.

À l’image de Valenciennes, d’autres villes hôtes de taille moyenne voient leur fréquentation bondir. C’est le cas au Havre ou à Reims. Le taux d’occupation est également élevé dans des plus grandes villes avec des capacités d'accueil plus importantes. Il atteint 82% à Rennes où seront disputés sept matchs. Même tendance du côté de Nice ou de Lyon qui accueillera les deux demi-finales ainsi que la finale de la compétition.

"On n’avait pas anticipé un tel événement. Le Mondial féminin se révèle déjà comme un succès. Nous sommes très surpris par la rapidité de sa montée en charge", a explique aux Échos, Vincent Quandalle, de B&B Hôtels.
Paul Louis