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247 euros pour un Roissy-Paris: le taxi clandestin condamné à 8 mois de prison ferme

Le chauffeur a facturé la course 247 euros

Le chauffeur a facturé la course 247 euros - Capture d'écran Charkrid Th.

Le chauffeur avait demandé 247 euros à un couple de touristes thaïlandais pour un trajet Roissy-Paris. Il a été condamné à un an de prison, dont quatre mois avec sursis.

La vidéo avait fait le tour des réseaux sociaux. Le chauffeur de taxi clandestin qui avait demandé 247 euros à un couple de touristes thaïlandais début novembre pour un trajet Roissy-Paris a été condamné ce jeudi à un an de prison dont quatre mois avec sursis et sans mandat de dépôt, rapporte Le Parisien.

Accusé d’extorsion par violences, menace ou contrainte et exercice illégal de la profession de taxi, il a affirmé devant le tribunal ne pas savoir à combien s’élevait une telle course: "Je n’en sais rien, je ne suis pas taxi moi. C’est l’application que j’utilise qui décide", s’est-il défendu. Le prévenu a également nié avoir empêché le couple de touristes de quitter le véhicule.

Soupçonné de plusieurs faits 

Le chauffeur est aussi suspecté d'avoir exploité un service de VTC sans être inscrit au registre entre mars 2016 et mars 2017, avant d'avoir utilisé un faux document administratif, exercé en tant que VTC sans carte professionnelle et roulé sans assurance. 

Sur la vidéo tournée par les victimes à l’aide d’un téléphone portable, on voit le couple refuser de payer malgré l’insistance du chauffeur qui se réclame de l’entreprise Chauffeur Privé. Ce dernier finit par adopter un ton menaçant, expliquant en anglais à ses passagers que "les taxis sont très chers à Paris". Or, un trajet Roissy-Paris ne coûte en moyenne "que" 50 à 60 euros.

Le couple de touristes somme le chauffeur de les déposer devant un commissariat. Mais ce dernier refuse et continue de rouler, demandant à être payé avant d'autoriser ses clients à sortir. Ces derniers sont finalement parvenus à quitter le véhicule, avant de partager leur mauvaise expérience sur les réseaux sociaux. 

Paul Louis