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Moscovici: "Les prélèvements baisseront à la fin du quinquennat"

Pierre Moscovici, le ministre de l'Economie, était l'invité de BFM Politique ce 8 décembre

Pierre Moscovici, le ministre de l'Economie, était l'invité de BFM Politique ce 8 décembre - -

Le ministre de l'économie était l'invité de BFM Politique ce 8 décembre. Il est revenu sur la gestion de la réforme fiscale par le gouvernement et a promis une baisse des prélèvements obligatoires à la fin du quinquennat.

" Remettre à plat la fiscalité, ce n'est pas une chose très simple". C'est ainsi que Pierre Moscovici a répondu après que Jean-Marc Ayrault a affirmé, ce dimanche 8 décembre, qu'il faudrait dix ans pour réaliser cette réforme.

"Mais des résultats doivent intervenir dès la loi de finances 2015", a estimé le ministre de l'Economie, invité de BFM Politique ce 8 décembre. Il a de ce point de vu évoqué la fiscalité des entreprises : "il faut qu'il y ait des avancées rapides" sur ce dossier selon lui.

Il a aussi voulu rappeler qu'il était bien en charge de cette réforme alors que Matignon a semblé tirer la couverture. "Il est logique que Bercy soit au coeur de la réforme", a insisté Pierre Moscovici. "Je suis totalement investi dans l'affaire", a-t-il lancé pour conclure cette question.

Prélèvements constants

Pierre Moscovici a insisté ensuite sur le fait que la réforme fiscale doit se faire "à prélèvements constants". Et à la fin du quinquennat, "les prélèvements obligatoires doivent baisser", a promis celui qui a lancé en septembre le thème porteur du "ras-le-bol-fiscal".

Il a à nouveau affirmé que la priorité était désormais aux économies. " En 2015, les efforts budgétaires doivent être à 100% des économies", a lancé Pierre Moscovici. Sans toutefois donner plus de détails.

Accord sur L'Union bancaire

"Il y a cette idée reçue que la France allait mal", s'est énervé le ministre de l'Economie. Alors qu'on lui faisait remarquer les bons indicateurs de la Grande Bregane, il a alancé: " il y a un effet de rattrapage car la Grande Bratagne allait mal auparavant". Il a voulu rappeler que la croissance en Allemagne n'était que de 0,2% et de -0,1% en zone euro.

Sur l'Union bancaire, il s'est dit confiant sur un accord avant la fin de décembre.

Changements de tête à Bercy

Interrogé sur les changements de tête aux directions de Bercy, en particulier à celle du Trésor où est évoqué le nom de François Villeroy de Galhau, actuellement numéro deux de BNP Paribas, il a insisté sur le fait que c'était le Conseil des ministres qui décidait, mais qu'il était celui qui propose les noms.

"Il n'y a pas de date" pour cette nomination. Mais il a souhaité que l'actuel directeur du Trésor, nommé sous Nicolas Sarkozy, "sorte par le haut" puisqu'il n'a pas démérité.

P.C