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Pierre Moscovici: "nous menons une politique pro-entreprises"

Pierre Moscovici, le ministre de l'Economie et des Finances, a taclé l'ancienne équipe gouvernementale.

Pierre Moscovici, le ministre de l'Economie et des Finances, a taclé l'ancienne équipe gouvernementale. - -

Invité de BFMTV, ce mardi 22 octobre, le ministre de l’Économie et des Finances a voulu délivrer un message d'optimisme, notamment aux entreprises. Et ne s'est pas privé de fustiger la politique menée par le gouvernement précédent.

Quelques minutes seulement après l'adoption par l'Assemblée du volet recettes du Budget 2014, mardi 22 octobre, Pierre Moscovici a affiché sa satisfaction.

Invité de BFMTV, le ministre de l'Economie et des Finances s'est en effet réjoui de la large majorité recueillie par le texte car, selon lui, "le budget est le texte essentiel et fondateur d’une majorité".

Interrogé sur le sentiment de ras-le-bol fiscal des Français (expression qu'il avait lui-même employée), il a voulu délivré un message résolument optimiste. "Il y a un cap, ce que ce budget traduit", a-t-il affirmé. "C’est le redressement des finances publiques et de l’industrie française, de l’investissement, de la croissance."

Répondant à certaines critiques, il a également assuré "ne pas être du tout dans la méthode Coué".

"L'inversion de la courbe du chômage sera au rendez-vous"

"Il y a une chose que je regrette, c’est que notre pays se sente déclassé, alors que nous sommes la 5ème puissance du monde", a-t-il poursuivi.

Selon lui, les bonnes nouvelles existent: "la croissance qui revient, la récession qui s’est achevée, la baisse des emplois qui se ralentit, et l’inversion de la courbe du chômage qui sera au rendez-vous".

Il a pourtant reconnu qu'il fallait "désendetter ce pays", ce qui nécessite "des efforts considérables". Car la dette, "c’est l'ennemi de l’économie française."

"Je suis le ministre des entreprises"

Mais outre les ménages, Pierre Moscovici doit également subir la grogne des entreprises, qui se sentent étouffées. Ce que réfute le ministre: "je suis le ministre des entreprises. Je veux qu’elles puissent investir et respirer", a-t-il affirmé.

"Quand vous mettez bout à bout le crédit d’impôt compétitivité, la réforme des retraites qui n’alourdit pas le coût du travail, les prélèvements qui baissent d’un milliard d’euros pour les entreprises, etc. (...) Nous faisons une politique pro-entreprises."

"Je préfèrerais faire des budgets différents"

Interrogé, enfin, sur l'absence de baisse des prélèvements, le patron de Bercy ne s'est pas privé pour tacler la précédente équipe gouvernementale. "Les Français ont subi cinq ans de crise et ont hérité d’une politique totalement inefficace", a-t-il lancé. "Nous continuons à la payer".

"Je préfèrerais faire des budgets différents. Si on ne nous avait pas laissé 5% de déficit, si on ne nous avait pas rajouté 600 milliards d’euros de dettes de 2007 à 2012, nous ne serions pas dans cette situation."

Y. D.