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Jérôme Cahuzac : "non la France ne sera pas en récession début 2013"

Le ministre délégué au Budget a perdu plusieurs arbitrages en quelques semaines

Le ministre délégué au Budget a perdu plusieurs arbitrages en quelques semaines - -

En plein débat budgétaire, le ministre du budget a réaffirmé, jeudi 18 octobre, sur BFMTV et RMC que la France atteindrait 3% de croissance en 2013. Il a aussi évoqué les projets fiscaux concernant les entreprises.

"Nous aurons bien une croissance de 0,8% en 2013". Certains économistes nous promettent même 0,9% !". C'est en ces termes que Jérome Cahuzac, a répondu, ce jeudi matin, sur BFMTV et RMC, à François Fillon qui estimait voici peu que la France allait entrer en récession au début de 2013.

En plein débat budgétaire, le ministre délégué au Budget est revenu sur les principaux couacs fiscaux de ces derniers jours. Concernant la volte-face du gouvernement sur la création d'une redevance audiovisuelle pour les résidences secondaires, projet finalement retoqué par Jean-Marc Ayrault, "il n'est pas choquant qu'un ministre donne son avis dans son domaine", s'est défendu Jérôme Cahuzac qui avait,lui, soutenu l'amendement des parlementaires socialistes instaurant cette taxe.

"Colère sincère des pigeons"

Revenant sur l'affaire des plus-values de cession des entreprises mises sur le devant de la scène par les "pigeons", le ministre du Budget a jugé cette colère "sincère". "Quand une colère est sincère, il faut savoir l'entendre". Mais il n'a voulu préciser dans quelle mesure le gouvernement allait revoir sa copie sur cette taxation. S'il n'était pas question de revenir sur le principe de l'imposition au même barème des revenus salariaux et de ceux du patrimoine, une distinction sera cependant faite entre les créateurs d'entreprise et les simples investisseurs.

Plus globalement sur le sujet de l'imposition des entreprises, il a annoncé que le gouvernement étudiait la piste d'une taxation différenciée pour les PME et les grands groupes dans le cadre des futures mesures d'amélioration de la compétitivité que doit prendre prochainement le gouvernement. Mais il a rappelé qu'avec les mesures du projet de budget 2013, les grandes entreprises seront déjà taxées davantage que les autres.

Enfin, sur la TVA réduite dans la restauration, " le gouvernement est en droit d'exiger des contreparties en échange de cet avantage", a-t-il lancé. En clair, il va attendre de savoir si les restaurateurs ont vraiment créés des emplois grâce à cette TVA réduite pour décider ou non de maintenir cet avantage fiscal. Réponse en fin d'année, a-t-il dit.

Patrick Coquidé