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Impôts locaux: Paris va-t-elle être contrainte de les augmenter?

Bertrand Delanoë laisse une ville peu endettée

Bertrand Delanoë laisse une ville peu endettée - -

Dans la perspective des municipales de mars 2014, l'Institut Montaigne publie, ce 9 décembre, un bilan de la santé financière de 10 grandes villes. Aucune n'est dans le rouge mais certaines ont peu de marge de manoeuvre financière. C'est le cas de Paris.

Il n'y a pas à Paris de "syndrome Detroit", cette ville américaine qui a fait défaut sur sa dette, affirme l'Institut Montaigne dans son étude sur la santé financière de 10 grandes villes françaises qu'il publie ce 9 décembre à moins de quatre mois des élections municipales de mars 2014.

A Paris donc, la sitution financière est plutot saine même si les dépenses ont augmenté de 40% depuis 2002. La mairie a beaucoup investi dans les logements et les transports urbains, mais s'est peu endettée.

Impôt ou emprunt?

Mais attention ! Les recettes de la capitale ont été ces dernières années fortement soutenues par le dynamisme de l'immobilier. Aujourd'hui, l'attentisme du marché - stabilité des prix et chute des transactions - pourrait entraîner de fortes moins values fiscales.

En résumé, si le ou la futur(e) maire de Paris veut continuer à investir autant à Paris, il ou elle devra soit endetter davantage la ville, soit trouver de nouvelles ressources, en augmentant les impôts locaux.

Cette dernière option parait délicate : la fiscalité locale est la première préoccupation des electeurs.

Mathier Jolivet