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Brexit: Michel Barnier se dit "déçu et préoccupé" après de nouvelles négociations avec Londres

Le négociateur Michel Barnier, en charge des négociations sur l'accord du Brexit pour le compte de l'Union européenne, le 23 juillet 2020 à Londres

Le négociateur Michel Barnier, en charge des négociations sur l'accord du Brexit pour le compte de l'Union européenne, le 23 juillet 2020 à Londres - JUSTIN TALLIS © 2019 AFP

Le négociateur en chef de l'UE a jugé "peu vraisemblable" la possibilité de conclure un accord avec Londres avant la fin de la période de transition.

Statu quo entre Londres et Bruxelles. A l'issue d'une septième session de négociations sur la relation post-Brexit entre les deux parties ce vendredi, le négociateur en chef de l'UE, Michel Barnier s'est dit "déçu et préoccupé".

"Ceux qui attendaient une accélération cette semaine seront déçus", a-t-il déclaré, rappelant qu'un accord devait être trouvé au plus tard fin octobre, le temps des ratifications, avant la fin de la période de transition pour avoir un accord en place le 1er janvier 2021.

"A ce stade, un accord entre le Royaume-Uni et l'Union européenne semble peu vraisemblable. Je ne comprends tout simplement pas pourquoi nous gâchons un temps précieux", a-t-il regretté. Il a souligné que le blocage concernait toujours les deux sujets les plus explosifs que sont les conditions de concurrence équitables (normes sociales, environnementales, aides d'Etat) et celui de la pêche. "Il n'y aura pas d'accès à la carte au marché unique" européen, a-t-il averti.

L'UE rend les négociations "inutilement difficiles"

Parallèlement, le négociateur britannique David Frost a reproché à l'Union européenne de souhaiter un accord sur les aides publiques et la pêche avant d'avancer sur les autres sujets. "Cela rend inutilement difficiles de faire des progrès", a-t-il dénoncé, jugeant cependant un accord "toujours possible" avant la fin de la période de transition fin décembre.

Faute d'accord avant le 31 décembre, les seules règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), avec leurs droits de douane élevés et leurs contrôles douaniers poussés, s'appliqueraient aux relations commerciales entre ces partenaires. De quoi affaiblir des économies déjà frappées de plein fouet par la pandémie.

P.L. avec AFP