BFM Eco

Brexit: trois quarts des entreprises britanniques ne sont pas prêtes

Le drapeau du Royaume-Uni, le 30 janvier 2020, lors d'une manifestation contre le Brexit près du parlement européen à Bruxelles

Le drapeau du Royaume-Uni, le 30 janvier 2020, lors d'une manifestation contre le Brexit près du parlement européen à Bruxelles - Kenzo TRIBOUILLARD © 2019 AFP

Entre la pandémie de coronavirus et le besoin de détails sur la sortie du Royaume-Uni de l'UE, les entreprises britanniques sont dans le flou.

Trois quarts des entreprises britanniques ne sont pas prêtes pour le Brexit, d'après une étude publiée ce lundi par l'association Institute of Directors (IoD). La moitié des près de 1000 responsables d'entreprises interrogés disent ne pas pouvoir se préparer actuellement, entre les perturbations engendrées par la pandémie de nouveau coronavirus, et le besoin de plus de détails sur la sortie de l'UE par le Royaume-Uni à l'issue de la période de transition fin décembre.

Un quart des responsables sondés se disent prêts, principalement dans le secteur financier. L'IoD appelle à une "mise en oeuvre progressive dans l'intérêt de tous" des changements qui découleront du Brexit, et à des "aides pour que les PME puissent avoir accès à des spécialistes" et mieux se préparer.

Négociations toujours en cours

Le Royaume-Uni a annoncé dimanche une enveloppe de 705 millions de livres sterling (768 millions d'euros) consacrée au renforcement de ses frontières afin d'être prêt dès la fin de la période de transition post-Brexit à la fin de l'année. Le ministre d'Etat Michael Gove a souligné sur la BBC dimanche que le Royaume-Uni sera "en dehors du marché commun et de l'union douanière" que Londres et Bruxelles trouvent un accord sur leur relation post-Brexit ou non.

Il a évoqué "des progrès" malgré les "divisions" qui demeurent, expliquant qu'il se voulait "optimiste" sans être "enthousiaste à l'excès". Le gouvernement va également lancer cette semaine une vaste campagne d'information pour inciter entreprises et particuliers à "saisir les opportunités" qui selon lui émergeront grâce à la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, votée lors du référendum de juin 2016. Un nouvelle session de négociations doit se tenir la semaine du 20 juillet à Londres avec l'Union européenne.

P.L avec AFP