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Cannes: ce qui est reproché à la mosquée visée par une procédure de fermeture

La mosquée Al Madina Al Mounawara à Cannes, fermée le 12 janvier 2022

La mosquée Al Madina Al Mounawara à Cannes, fermée le 12 janvier 2022 - Valery HACHE/AFP

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, a annoncé ce mercredi, la fermeture de la mosquée Al Madina Al Mounawara de Cannes. Il lui est notamment reproché des propos antisémites.

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a annoncé ce mercredi la fermeture de la mosquée Al Madina Al Mounawara, située à Cannes, une décision soutenue par le maire de la ville David Lisnard. La préfecture des Alpes-Maritimes a lancé une procédure visant à la fermeture administrative du lieu de culte pour une durée de deux mois. Cette mosquée, ouverte depuis 25 ans, se trouve dans le centre-ville de Cannes, sur un terrain privé, d'après la mairie.

Des propos antisémites et haineux envers la France

Gérald Darmanin, interrogé sur CNEWS, a expliqué ce mercredi reprocher à cette mosquée "des propos antisémites". Selon la préfecture des Alpes-Maritimes, cette mosquée a déjà fait part "d'une haine antisémite explicite" ainsi que d'une haine envers la France.

"Il apparaît que la mosquée Al Madina Al Mounawara multiplie les propos haineux envers la France, ses institutions et ses lois", ajoute le préfet des Alpes-Maritimes.

La mosquée est également accusée d'avoir propagé des propos “incitants à la haine” contre les personnes homosexuelles ou transsexuelles.

"C’est ainsi que sous-couvert d’une activité cultuelle, la mosquée Al Madina Al Mounawara a ainsi facilité la diffusion par les réseaux sociaux de messages de haine sans que ses instances dirigeantes ne condamnent ou modèrent la teneur de ces messages", souligne le préfet.

Des “comportements ambigus” avec des personnes liées à l'islamisme radical

Pour justifier la fermeture, la préfecture met également en avant "les comportements ambigus" de la mosquée avec des personnes favorables aux thèses djihadistes et liées à la mouvance islamiste radicale.

Gérald Darmanin a affirmé ce mercredi, que la mosquée Al Madina Al Mounawara, a apporté des soutiens au CCIF (Collectif contre l'Islamophobie en France) ainsi qu'à BarakaCity.

Le CCIF avait été officiellement dissous en décembre 2020 par le ministère de l'Intérieur lui reprochant notamment "des actions de propagande islamiste". Deux mois plus tôt, la dissolution de l'ONG BarakaCity avait été ordonnée en raison de messages “apologiques” du terrorisme.

La Mosquée Al Madina Al Mounawara de Cannes est aussi accusée de faire la promotion de la charia, la loi islamique, et de soutenir l'Islam radical .

La mairie de Cannes rappelle que la décision de la fermeture du lieu de culte a été prise à la suite d'un "travail minutieux de recherches des services de l’Etat" et de plusieurs signalements auprès de la municipalité depuis 2015.

Gauthier Hartmann