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Soupçons de favoritisme et de détournements de fonds: Jean-Marie Bernard placé en garde à vue

Jean-Marie Bernard a été placé en garde à vue ce mardi dans le cadre d'une double enquête pour soupçons de favoritisme et de détournement de fonds.

Jean-Marie Bernard est entendu depuis ce mardi matin par des enquêteurs à Marseille dans le cadre d'une double enquête pour favoritisme et détournements de fonds. Le président du conseil départemental des Hautes-Alpes a été placé en garde à vue.

"C'est un acte purement technique qui ne préjuge en rien des suites de la procédure" indique Maître Philippe Neveu, l'avocat de l'élu, à BFM DICI.

L'audition de Jean-Marie Bernard dans le cadre de sa garde à vue a pris fin en début d'après-midi, indique le département dans un communiqué. "Nous quittons les services chargés de l'enquête aussi sereins que quand nous sommes arrivés", commente Me Neveu qui souligne par ailleurs le "professionnalisme des enquêteurs".

Une enquête pour "détournement de fonds"

Pour rappel, la double-enquête vise à la fois le train de vie du président, mais également sa gestion du département. Le 8 mars 2019, la Chambre régionale des comptes avait dans un rapport, soulevé plusieurs points litigieux sur la période 2012-2017: frais de déplacements, nuits d’hôtel sans mandat spécial, promotion de l’épouse de Jean-Marie Bernard ou encore l’achat de matériel de golf.

Bien qu'il se soit défendu point par point sur ce qui lui était reproché, Jean-Marie Bernard est depuis visé par une enquête pour “détournement de fonds par personne dépositaire de l’autorité publique ou chargée d‘une mission de service public”.

Une deuxième enquête pour "favoritisme"

L'autre enquête est ouverte pour "favoritisme" et “faux et usage de faux” dans le cadre de l'attribution de quatre marchés publics.

"Ils concernent des contrats de location de véhicules, des prestations d’un géomètre sur une partie du chantier du Pas de l’Ours, l’acquisition d’un véhicule pour l’Agence routière départementale de type tracteur agricole et une étrave à neige” communiquaient Jean-Marie Bernard et son avocat, maître Philippe Neveu, à la suite de perquisitions menées dans les bureaux du département à Gap.

En décembre 2020, les locaux du Conseil Départemental des Hautes-Alpes avaient en effet été perquisitionnés. Des boîtes mails et des documents avaient été saisis.

Valentin Doyen et Alicia Foricher