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Crise à l'hôpital de Gap : le chirurgien Gilles Norotte reçoit le soutien de Guy Blanc

L'hôpital de Gap (image d'illustration)

L'hôpital de Gap (image d'illustration) - JEAN-PIERRE CLATOT / AFP

Le conseiller départemental des Hautes-Alpes et ancien médecin, Guy Blanc prend position dans le conflit interne du centre hospitalier des Alpes du Sud et défend le chirurgien Gilles Norotte.

Dans un communiqué publié ce mercredi, le conseiller départemental des Hautes-Alpes, Guy Blanc a réagi à la crise qui secoue le centre hospitalier des Alpes du Sud (CHICAS) à Gap depuis plusieurs semaines.

Pour rappel, quatorze praticiens sont en arrêt depuis le retour, au sein du premier hôpital des Hautes-Alpes, du chirurgien Raouf Hammami, suspendu deux ans pour avoir dénoncé les pratiques du Dr Norotte.

"Une technique innovante"

Dans le communiqué, Guy Blanc, également médecin pendant près de 40 ans à l'hôpital de Gap, fait l'éloge du chirurgien Gilles Norotte qui est accusé d'une pratique médicale controversée: la cimentoplastie discale.

"Les ignorants, les malveillants lui reprochent une technique innovante", écrit l'élu qui défend la technique "pratiquée ailleurs et publiée dans des revues scientifiques de référence".

Gilles Norotte "c'est celui qui depuis 30 ans s’est consacré dans un hôpital public à soulager nos compatriotes de pathologies difficiles avec une chirurgie délicate dont il a cependant une maîtrise parfaite" détaille Guy Blanc. "C'est peut-être pour cela qu'il est jalousé" s'interroge ce dernier.

Une "affaire Hammami"

Guy Blanc est à l'inverse beaucoup plus virulent à l'égard du Dr Raouf Hammami, à l'origine de cette "ambiance délétère" à l'hôpital après avoir dénoncé les pratiques de son collègue.

"Gilles Norotte dont l’intelligence et la précision du geste l’ont élevé au rang de brillant chirurgien, fait l’admiration de ses pairs ... sauf un !" juge l'ancien médecin.

Selon lui, il n'y a pas d'affaire Norotte. En revanche, "il y a une affaire Hammami", qu'il estime responsable du mal-être des soignants et de la peur qui règne.

Situation tendue à l'hôpital de Gap

Depuis plusieurs semaines, la situation se tend à l'hôpital de Gap. Les arrêts-maladies et les démissions augmentent, tandis que les soignants décrivent une ambiance de travail très mauvaise.

Une manifestation rassemblant plusieurs centaines de personnes a d'ailleurs eu lieu la semaine dernière devant le CHICAS. Sans citer de nom, Guy Blanc espère que "l'administration saura reconnaitre le fauteur de troubles et le neutraliser".

Loïc Bongeot