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Quelles communes du Grand Paris  laisseront encore rouler les vieilles voitures au 1er juillet

49 communes ont signé l’interdiction de circulation des vieux véhicules au 1er juillet, dans le cadre de la Zone à Faibles Emissions du Grand Paris. Mais certains maires, comme à Puteaux ou Montrouge, ont eux refusé de signer l’arrêté demandé par Le Grand Paris.

A partir de lundi, un tiers des 8,027 millions de voitures immatriculées en Ile-de-France* devra rester au garage en semaine. C’est en effet au 1er juillet que Paris durcit sa législation, en interdisant désormais son territoire aux véhicules estampillés Crit’Air 4. C’est à la même date que Le Grand Paris interdit la circulation des véhicules sans vignette et Crit’Air 5. Ces derniers étaient déjà bannis de Paris depuis l’été dernier.

Au total, ce sont donc 2,708 millions de voitures qui doivent rester au garage en semaine. Enfin, en théorie. Car toutes les communes qui composent la nouvelle Zone à Faibles Emissions (ZFE) du Grand Paris n’ont pas décidé d’appliquer la nouvelle interdiction.

Des enclaves pour vieilles voitures

Sur la carte ci-dessous, 44 communes (en jaune) ont bien décidé d’interdire les vieux véhicules. Quatre communes (en orange foncé), en dehors de la zone désignée pour la ZFE, ont-elles aussi signé l’arrêté, soit 48 communes au total. 49, avec Paris qui interdit aussi les plus anciens véhicules depuis 2016, mais avec son propre calendrier. 

En revanche, 33 communes se sont refusé à interdire les vieux véhicules (en gris). Ces véhicules sont aussi désormais interdits dans les bois de Boulogne et Vincennes, liés à Paris. Ce qui donne une carte en gruyère, avec de véritables enclaves comme Puteaux (Hauts-de-Seine), Montrouge (Hauts-de-Seine), ou encore Boissy-Saint-Léger (Val-de-Marne). Les deux premières autorisent les vieilles voitures à rouler sur leur territoire, mais elles ne peuvent en sortir, alors que Boissy-Saint-léger les rejette. Contrairement à toutes les communes voisines.

Pour l’instant, ces différences de situation ne posent pas trop de problème dans les faits. Si Paris verbalise, à hauteur de 68 euros, le Grand Paris a choisi de ne pas verbaliser les automobilistes avant 2021.

* Selon des données de notre spécialiste de la data automobile, AAA Data.

Pauline Ducamp