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Le plein va vous coûter plus cher: les prix des carburants repartent à la hausse en France

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Les prix des carburants routiers vendus dans les stations-service en France sont repartis nettement à la hausse la semaine dernière après des semaines de chute, selon des chiffres officiels publiés lundi.

Les prix à la pompe ont entamé une remontée la semaine dernière. C'est ce que révèlent les derniers chiffres officiels communiqués par le ministère de la Transition écologique et solidaire.

Gazole et essence en hausse

Le prix du gazole, carburant le plus vendu, valait 1,1768 euro par litre, en hausse de 1,90 centime par rapport à la semaine précédente. Il avait auparavant chuté pendant douze semaines consécutives, dans le sillage des cours du pétrole qui se sont effondrés avec la crise sanitaire.

Le SP95-E10, essence la plus consommée en France et qui contient jusqu'à 10% d'éthanol, a gagné 2,59 centimes, à 1,2486 euro. L'essence super sans plomb 95 s'est pour sa part vendue à 1,2684 euro, en progression de 2,42 centimes. Enfin, le SP98 était vendu 1,3224 euro, soit 2,23 centimes de plus.

S'il s'agit de prix moyens, il peut être intéressant de regarder les tarifs les plus faibles pratiqués en France. Ce mardi 26 mai, c'est à l'Hyper Casino de Pompaire (Deux-Sèvre) qu'on trouvait le gazole le moins cher, à 1,109 euro le litre, d'après les données du comparateur en ligne mon-essence.fr. Pour le SP95-E10, il était proposé à 1,130 euro le litre par le Leclerc de Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône).

Légère reprise des cours du pétrole

Les prix des carburants à la pompe varient en fonction de plusieurs paramètres comme le cours du baril de pétrole, le taux de change euro-dollar, le niveau des stocks de produits pétroliers et de la demande, ainsi que des taxes. Les cours du pétrole se sont effondrés avec la pandémie de Covid-19, qui fait chuter la demande avec le ralentissement de l'activité économique, notamment dans les transports. Ils se sont toutefois quelque peu repris dernièrement dans un climat plus optimiste, portés par la baisse effective de l'offre et les espoirs d'une reprise de la demande en or noir.

J.B. avec AFP