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La ville de Bruxelles veut faire payer les automobilistes au nombre de kilomètres parcourus

Pour décongestionner son centre-ville, Bruxelles veut imposer une nouvelle taxe à l’usage sur les déplacements en voiture.

Pour décongestionner son centre-ville, Bruxelles veut imposer une nouvelle taxe à l’usage sur les déplacements en voiture. - JOHN THYS / AFP

Pour décongestionner son centre-ville, Bruxelles veut imposer une nouvelle taxe sur les déplacements en voiture. Son montant dépendra du nombre de kilomètres parcourus et du type de véhicule utilisé.

Faire payer les automobilistes au kilomètre, pour les dissuader de prendre leur véhicule, c’est la nouvelle politique que veut mettre en place la région de Bruxelles, en Belgique. D’ici cinq ans, une nouvelle taxe entrera en vigueur, a annoncé ce mercredi la ministre régionale chargée de la Mobilité, Elke Van den Brandt.

"Pour l’instant, on paie une taxe fixe par an, peu importe si on utilise beaucoup ou peu sa voiture. On veut modifier cela pour avoir une taxe liée à l’usage du véhicule. Si vous roulez dans les heures de pointe avec telle ou telle voiture, ce sera telle ou telle taxe au lieu d’une taxe annuelle fixe", explique la ministre écologiste au quotidien Le Soir.

Des caméras pour assurer les déplacements

Pour savoir quels véhicules circulent, sur quel trajet, les autorités comptent utiliser les caméras mises en place pour la zone basse émission, une zone qui comme à Paris interdit les véhicules les plus polluants.

Bruxelles a la réputation d'être une des villes les plus embouteillées d'Europe. Et les "navetteurs", les Belges des autres régions qui viennent chaque jour travailler en voiture dans la capitale, sont considérés en bonne partie responsables de cette congestion.

Elke Van den Brandt invite la Flandre et la Wallonie à se rallier à sa mesure, "le plus important étant de passer d'un tarif fixe à un tarif en fonction de l'utilisation", précise-t-elle à l’AFP. Il suffirait que 20% des automobilistes décident de se déplacer autrement pour régler le problème des embouteillages, estiment les autorités.

Bruxelles bientôt à 30km/h

La percée du parti Ecolo-Groen aux élections belges de fin mai lui a permis d'intégrer la majorité à Bruxelles et de cogérer désormais la région avec les socialistes et certains libéraux. Au programme du nouveau gouvernement régional, en place jusqu'en 2024, figure une panoplie de mesures pour favoriser les transports en commun ainsi que les déplacements à vélo et à pied.

Il a ainsi déjà été décidé de généraliser, à l'horizon 2021, la limitation à 30 km/h de la vitesse autorisée dans les 19 communes de la région Bruxelles-Capitale.

Pauline Ducamp